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Les événements des 26 et 27 mai 1967 en Guadeloupe au programme de "Histoire d'Outre-Mer", ce mercredi sur France Ô


Rédigé le Dimanche 28 Janvier 2018 à 08:00 |




© Art 2 voir
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Ce mercredi à 20h55, France Ô diffusera un nouveau numéro de "Histoire d'Outre-Mer". L’historien Fabrice d’Almeida reviendra sur les événements des 26 et 27 mai 1967 en Guadeloupe, avec un documentaire suivi d’un débat en plateau.

20h55: Mai 67, ne tirez pas sur les enfants de la République

Mai 1967 : un secret d’histoire, un tabou familial… Mike Horn, réalisateur, reconstitue le puzzle de ces événements dont il a entendu parler il y a seulement six ans, un peu par hasard, au détour d’une conversation. Il revient donc sur les lieux en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, place de la Victoire… où tout a commencé par une grève d’ouvriers du bâtiment qui paralyse l'île. Il tente de comprendre pourquoi ce silence, encore aujourd’hui… et de transmettre ce morceau d'histoire aux nouvelles générations.

Les 26 et 27 mai 1967, un massacre endeuille la Guadeloupe : une grève ouvrière est réprimée dans le sang. Les chiffres officiels font état de neuf morts. Mais, en réalité, le bilan est bien plus lourd...

Derrière ce rapport fallacieux se dissimule un crime d’État, un scandale politique évincé du récit national, expulsé hors de notre histoire.

En 1967, vingt ans après la départementalisation de la Guadeloupe, cinq ans après le traumatisme algérien, la violence coloniale s’exerce toujours avec la même intensité sur les territoires de la République.

Le massacre de mai 1967 passe presque inaperçu dans les médias dans l'Hexagone. Les proches des victimes sont menacés de représailles s’ils parlent ou cherchent simplement à savoir. Ils doivent faire leur deuil en silence. Les corps de plusieurs dizaines d’individus disparaissent.

Les morts antillais sont oubliés avant même d’avoir été connus. De cet épisode tragique du destin post-colonial français, presque aucune trace ne subsiste. Excepté dans la mémoire mutilée des Guadeloupéens.

Comment des citoyens français ont-ils pu mourir sous les coups des agents de la République dans l’indifférence générale ? Comment un tel massacre a-t-il pu si obscurément tomber dans les oubliettes de l’histoire ? Nos témoins, forcés à la discrétion, et nos preuves, classées « secret Défense », vont bientôt parler et défaire les nœuds d’un crime et d’une injustice historiques. Car, cinquante ans après, en mai 2017, le temps du silence expire enfin.

21h50: Le débat : Mai 67, l'héritage d'une révolte

Fabrice d'Almeida ouvre le débat sur ces événements de mai 1967 avec ses invités : Henri Leclerc (avocat), George Pau-Langevin (avocate, responsable associative et femme politique française), Benjamin Stora (historien spécialiste des questions coloniales et migratoires, président de la commission d'information et de recherche sur les événements de 1967), Stéphane Pair (journaliste à France Info), Corinne Mencé-Caster (professeure des Universités) et Éli Domota (syndicaliste guadeloupéen).

22h25: La soirée continue avec Mai 1967, enquête sur un massacre oublié

Dans ce documentaire, le réalisateur, Xavier-Marie Bonnot revient sur cette journée du 27 mai 1967, minute par minute. Il décortique les événements de tous les points de vue : les victimes,  les forces de l’ordre et également les acteurs de l’administration.




1.Posté par Lome le 06/02/2018 12:12
J'ai vu cette émission...sauf que le débat n'a pas été diffusé (et remplacé par le même reportage précédent en boucle "ne tirez pas sur les enfants de la République"!).
On doit s'incliner devant des morts et blessés innocents et devant les familles à qui, encore aujourd'hui, l'absence du mari, du père, du frère est encore inconsolable.
Mais ces 2 reportages ont oublié une chose fondamentale, qui prête à caution l'impartialité historique, qui aurait due être la règle de mémoire, après tout ce temps: les émeutiers ayant envahi la ville (Pointe-à-Pître) tous les blancs ont du se terrer chez eux pendant 3 jours afin d'éviter "la chasse au blanc"..et, indépendamment des bavures , ils ne doivent leur salut qu'au déploiement des forces de l'ordre, dont les renforts venus de métropole. Je le sais, j'y étais...et ma mère, passagère d'une voiture la ramenant à la maison, avait reçu sur le front une pierre lancée au travers du pare-brise.
Notre traumatisme, celui des "métro", est donc totalement balayé.

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