L'avenir de SFR Réunion se précise. Lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 13 octobre, Mesrop Yeremian, nouveau directeur exécutif Outre-mer de SFR, accompagné d'Yves Gauvin, directeur général adjoint, a tenu à clarifier la situation de l'opérateur dans un contexte de recomposition majeure du marché français des télécommunications.
Son message est sans ambiguïté : les activités de SFR à La Réunion et à Mayotte ne sont pas concernées par le projet de cession actuellement engagé dans l'Hexagone.
Une annonce destinée à rassurer les abonnés, les partenaires commerciaux et les quelque 300 salariés de l'entreprise, répartis entre La Réunion (250 collaborateurs) et Mayotte (50 collaborateurs).
Alors qu'Altice France poursuit les discussions autour de la cession d'une grande partie des activités métropolitaines de SFR à un consortium réunissant Orange, Bouygues Telecom et Free, la Société réunionnaise du radiotéléphone (SRR) conserve son statut actuel.
« Dans ce processus, les DOM n'ont jamais été inclus », a rappelé Mesrop Yeremian, précisant que la SRR et sa filiale mahoraise SMR demeurent sous le contrôle de leur actionnaire historique. « La maison mère reste Altice », a-t-il confirmé.
Le dirigeant est également revenu sur les spéculations entourant une éventuelle reprise de SFR Réunion par un acteur local. Si Mesrop Yeremian a tenu à relativiser les rumeurs de cession, il a néanmoins reconnu l'existence de « pourparlers » avec le groupe Océinde, maison mère de l'opérateur réunionnais Zeop. Des discussions qui n'ont toutefois pas abouti à un accord.
Cette précision confirme que des échanges ont bien eu lieu autour de l'avenir de l'opérateur, sans pour autant remettre en cause sa situation actuelle. À ce jour, aucune opération de rachat n'est annoncée et SFR Réunion demeure dans le giron d'Altice.
Interrogé sur la possibilité d'une vente à plus long terme, Mesrop Yeremian n'a pas souhaité spéculer sur l'avenir, préférant mettre en avant les projets de développement de l'entreprise et sa feuille de route pour les cinq prochaines années.
Cette clarification intervient alors que le projet de rapprochement des activités métropolitaines de SFR avec les trois autres grands opérateurs français, valorisé à 20,35 milliards d'euros dans le cadre annoncé, demeure soumis à plusieurs étapes réglementaires, notamment à l'examen de l'Autorité de la concurrence.
Sa finalisation pourrait intervenir au plus tôt à l'horizon fin 2027, sous réserve de l'aboutissement du processus.
Au-delà des questions capitalistiques, la nouvelle gouvernance entend faire évoluer le fonctionnement de SFR dans les territoires ultramarins.
Mesrop Yeremian souhaite notamment renforcer l'autonomie opérationnelle des équipes locales afin de raccourcir les circuits de décision et d'accélérer le déploiement de nouvelles offres.
« Aujourd'hui, SFR Réunion et Mayotte sont quasiment indépendants de décision. Les nouvelles décisions se prennent ici », a-t-il expliqué.
Cette organisation doit permettre à l'opérateur de mieux adapter sa stratégie commerciale, ses investissements et ses innovations technologiques aux spécificités des marchés réunionnais et mahorais.
L'objectif est de conjuguer les ressources d'un grand groupe national avec une capacité de décision davantage ancrée dans les territoires.
« Quoi qu'il arrive, La Réunion gagnera », assure le nouveau dirigeant, convaincu que cette évolution renforcera l'agilité de l'entreprise.
La direction a également souhaité rassurer sur la continuité des services.
La marque SFR sera maintenue à La Réunion et à Mayotte, tout comme les offres actuellement commercialisées. Aucun bouleversement n'est annoncé pour les clients.
Sur le plan social, Mesrop Yeremian écarte également l'hypothèse d'une réduction des effectifs dans le cadre de cette réorganisation.
« Ce n'est pas en réduisant qu'on va faire mieux », a-t-il déclaré, estimant que le développement de l'entreprise nécessitera au contraire davantage de compétences et de responsabilités.
Le réseau de distribution physique doit lui aussi être préservé. SFR compte actuellement 12 boutiques à La Réunion et huit à Mayotte, soit 20 points de vente sur les deux territoires.
Des ajustements de ce maillage commercial pourraient toutefois être envisagés pour améliorer la proximité avec les consommateurs.
Présent depuis plus de trois décennies sur le marché réunionnais, SFR revendique une position de leader dans la téléphonie mobile.
Selon sa direction, l'opérateur aurait même enregistré une progression de ses parts de marché au cours des deux dernières années, après une période de stabilisation.
Sur le marché de l'Internet fixe, SFR se situerait entre la deuxième et la troisième place, dans un environnement marqué par une forte concurrence entre les opérateurs.
Mais le nouveau directeur général exécutif ne souhaite pas limiter sa stratégie à la préservation des positions acquises.
L'entreprise entend poursuivre ses investissements dans la modernisation des infrastructures, l'amélioration de la qualité de service et le développement de solutions adaptées aux nouveaux usages numériques.
Une ambition qui doit notamment se traduire par plusieurs lancements commerciaux avant la fin de l'année.
Son message est sans ambiguïté : les activités de SFR à La Réunion et à Mayotte ne sont pas concernées par le projet de cession actuellement engagé dans l'Hexagone.
Une annonce destinée à rassurer les abonnés, les partenaires commerciaux et les quelque 300 salariés de l'entreprise, répartis entre La Réunion (250 collaborateurs) et Mayotte (50 collaborateurs).
SFR Réunion et Mayotte restent dans le groupe Altice
Alors qu'Altice France poursuit les discussions autour de la cession d'une grande partie des activités métropolitaines de SFR à un consortium réunissant Orange, Bouygues Telecom et Free, la Société réunionnaise du radiotéléphone (SRR) conserve son statut actuel.
« Dans ce processus, les DOM n'ont jamais été inclus », a rappelé Mesrop Yeremian, précisant que la SRR et sa filiale mahoraise SMR demeurent sous le contrôle de leur actionnaire historique. « La maison mère reste Altice », a-t-il confirmé.
Le dirigeant est également revenu sur les spéculations entourant une éventuelle reprise de SFR Réunion par un acteur local. Si Mesrop Yeremian a tenu à relativiser les rumeurs de cession, il a néanmoins reconnu l'existence de « pourparlers » avec le groupe Océinde, maison mère de l'opérateur réunionnais Zeop. Des discussions qui n'ont toutefois pas abouti à un accord.
Cette précision confirme que des échanges ont bien eu lieu autour de l'avenir de l'opérateur, sans pour autant remettre en cause sa situation actuelle. À ce jour, aucune opération de rachat n'est annoncée et SFR Réunion demeure dans le giron d'Altice.
Interrogé sur la possibilité d'une vente à plus long terme, Mesrop Yeremian n'a pas souhaité spéculer sur l'avenir, préférant mettre en avant les projets de développement de l'entreprise et sa feuille de route pour les cinq prochaines années.
Cette clarification intervient alors que le projet de rapprochement des activités métropolitaines de SFR avec les trois autres grands opérateurs français, valorisé à 20,35 milliards d'euros dans le cadre annoncé, demeure soumis à plusieurs étapes réglementaires, notamment à l'examen de l'Autorité de la concurrence.
Sa finalisation pourrait intervenir au plus tôt à l'horizon fin 2027, sous réserve de l'aboutissement du processus.
Une autonomie renforcée pour accélérer les décisions locales
Au-delà des questions capitalistiques, la nouvelle gouvernance entend faire évoluer le fonctionnement de SFR dans les territoires ultramarins.
Mesrop Yeremian souhaite notamment renforcer l'autonomie opérationnelle des équipes locales afin de raccourcir les circuits de décision et d'accélérer le déploiement de nouvelles offres.
« Aujourd'hui, SFR Réunion et Mayotte sont quasiment indépendants de décision. Les nouvelles décisions se prennent ici », a-t-il expliqué.
Cette organisation doit permettre à l'opérateur de mieux adapter sa stratégie commerciale, ses investissements et ses innovations technologiques aux spécificités des marchés réunionnais et mahorais.
L'objectif est de conjuguer les ressources d'un grand groupe national avec une capacité de décision davantage ancrée dans les territoires.
« Quoi qu'il arrive, La Réunion gagnera », assure le nouveau dirigeant, convaincu que cette évolution renforcera l'agilité de l'entreprise.
Aucun changement annoncé pour les abonnés et les salariés
La direction a également souhaité rassurer sur la continuité des services.
La marque SFR sera maintenue à La Réunion et à Mayotte, tout comme les offres actuellement commercialisées. Aucun bouleversement n'est annoncé pour les clients.
Sur le plan social, Mesrop Yeremian écarte également l'hypothèse d'une réduction des effectifs dans le cadre de cette réorganisation.
« Ce n'est pas en réduisant qu'on va faire mieux », a-t-il déclaré, estimant que le développement de l'entreprise nécessitera au contraire davantage de compétences et de responsabilités.
Le réseau de distribution physique doit lui aussi être préservé. SFR compte actuellement 12 boutiques à La Réunion et huit à Mayotte, soit 20 points de vente sur les deux territoires.
Des ajustements de ce maillage commercial pourraient toutefois être envisagés pour améliorer la proximité avec les consommateurs.
Téléphonie mobile et Internet fixe : SFR veut renforcer ses positions
Présent depuis plus de trois décennies sur le marché réunionnais, SFR revendique une position de leader dans la téléphonie mobile.
Selon sa direction, l'opérateur aurait même enregistré une progression de ses parts de marché au cours des deux dernières années, après une période de stabilisation.
Sur le marché de l'Internet fixe, SFR se situerait entre la deuxième et la troisième place, dans un environnement marqué par une forte concurrence entre les opérateurs.
Mais le nouveau directeur général exécutif ne souhaite pas limiter sa stratégie à la préservation des positions acquises.
L'entreprise entend poursuivre ses investissements dans la modernisation des infrastructures, l'amélioration de la qualité de service et le développement de solutions adaptées aux nouveaux usages numériques.
Une ambition qui doit notamment se traduire par plusieurs lancements commerciaux avant la fin de l'année.
La Box 10+ attendue le 19 novembre à La Réunion
Compatible avec les technologies fibre GPON et XGS-PON, cette nouvelle génération d'équipement entend répondre à l'évolution des usages domestiques, notamment la multiplication des appareils connectés, le streaming en très haute définition, les jeux vidéo en ligne et le télétravail.
La Box 10+ embarque notamment une connexion Wi-Fi 7 tri-bande, certifiée par la Wi-Fi Alliance, permettant, selon SFR, d'atteindre des performances nettement supérieures à celles des générations précédentes, avec des débits théoriques pouvant être jusqu'à trois fois plus élevés dans certaines conditions.
L'équipement mise également sur une conception plus respectueuse de l'environnement, associant écoconception, accessibilité et simplicité d'utilisation.
Avec cette nouvelle box, SFR Réunion souhaite renforcer son positionnement sur le marché du très haut débit fixe et accompagner les besoins croissants des foyers connectés.
Les modalités commerciales, les tarifs et les conditions d'éligibilité de cette nouvelle offre sur le marché réunionnais restent toutefois à préciser.
La télévision bientôt disponible directement avec la box 5G
Autre évolution annoncée : l'arrivée d'une solution de télévision associée à la box 5G de SFR.
Jusqu'à présent, les abonnés concernés devaient notamment passer par l'application SFR pour accéder aux programmes télévisés.
L'opérateur prévoit désormais de proposer un décodeur TV directement associé à son offre d'Internet fixe utilisant le réseau mobile 5G.
Cette nouveauté doit permettre aux foyers ne disposant pas d'un raccordement à la fibre optique de bénéficier d'une solution combinant accès à Internet et télévision, sans installation d'une ligne fibre.
Elle pourrait également intéresser les consommateurs souhaitant disposer d'une connexion fixe alternative, notamment dans les logements où les travaux de raccordement sont difficiles.
La commercialisation de cette nouvelle solution est annoncée d'ici la fin du mois d'octobre, sous réserve du calendrier définitif de l'opérateur.
RED by SFR : une évolution possible, mais aucune décision arrêtée
L'avenir de RED by SFR figure également parmi les sujets de réflexion de la nouvelle direction.
La marque à bas prix, dont la commercialisation repose principalement sur les canaux numériques, pourrait faire l'objet d'adaptations afin de mieux répondre aux habitudes des consommateurs réunionnais.
Mesrop Yeremian estime en effet que le modèle entièrement digital ne correspond pas nécessairement aux attentes de l'ensemble de la population.
« Je trouve personnellement qu'on ne répond pas aux besoins de tous les Réunionnais parce qu'il y a des gens qui ne sont pas digitaux », a-t-il souligné.
Plusieurs pistes pourraient ainsi être étudiées, notamment une évolution des modes de distribution ou une adaptation du positionnement commercial.
Aucune décision n'a cependant été prise et la direction assure qu'aucune offre ne sera supprimée sans qu'une solution jugée plus pertinente puisse lui succéder.
« L'offre existe, on ne changera rien tant qu'on n'a pas une meilleure », a précisé le dirigeant.
Une nouvelle étape stratégique pour SFR dans l'océan Indien
À travers ces annonces, SFR Réunion cherche à démontrer que les incertitudes entourant l'avenir de sa maison mère dans l'Hexagone ne remettent pas en cause ses ambitions dans l'océan Indien.
Maintien de la marque, stabilité de l'emploi, autonomie décisionnelle renforcée et accélération des innovations constituent les principaux axes défendus par la nouvelle gouvernance.
Les prochaines semaines permettront de mesurer concrètement cette stratégie, avec le lancement annoncé de la télévision sur les box 5G, puis l'arrivée de la Box 10+ le 19 novembre.
Pour Mesrop Yeremian, l'enjeu consiste désormais à transformer cette nouvelle organisation en opportunité de croissance, tout en conservant la confiance des consommateurs réunionnais et mahorais.








