Comment utiliser l’intelligence artificielle et les données issues de l'observation de la Terre pour mieux appréhender les transformations d’un territoire insulaire particulièrement vulnérable ?
C’est autour de cette problématique que les participants au Hackasprint OCEAN’IA sont réunis à Papeete ce jeudi 17 septembre, pour une session organisée à 13h.
Le thème retenu, « LandCover & IA », porte plus particulièrement sur la vulnérabilité des atolls des Tuamotu. L’objectif est de mobiliser les nouvelles technologies pour analyser l’occupation des sols et imaginer des réponses adaptées aux caractéristiques environnementales de ces territoires.
Les équipes travaillent notamment à partir d’une application développée avec Google Earth Engine, plateforme permettant d’exploiter à grande échelle des données géospatiales et satellitaires.
Les données AlphaEarth, couvrant la période allant de 2017 à 2024, sont également mobilisées afin de nourrir les analyses.
L’intelligence artificielle générative fait elle aussi partie des outils mis à disposition des participants. Chaque équipe peut s’appuyer sur Gemini, l’IA de Google, afin de structurer son projet et d'accompagner sa réflexion.
À l’issue du travail collectif, les différentes équipes doivent présenter leur proposition sous la forme d’un pitch devant un jury réunissant notamment des professionnels du numérique polynésien ainsi que des représentants des services du Pays.
Le format se veut ainsi à la croisée de la formation, de l’expérimentation et de la recherche de solutions concrètes.
Au-delà de la seule découverte des outils d’intelligence artificielle, le Hackasprint entend montrer comment leur utilisation peut être adaptée à des enjeux directement rencontrés dans les territoires insulaires du Pacifique.
Cette étape en Polynésie française s’inscrit dans le développement régional d’OCEAN’IA by APID, porté depuis la Nouvelle-Calédonie.
Le programme ambitionne de développer les compétences en intelligence artificielle dans le Pacifique et se présente comme le premier dispositif régional de formation consacré à l’IA dans la région.
Sa première saison a enregistré 228 inscriptions, tandis que plus de 440 heures de formation ont été dispensées.
OCEAN’IA bénéficie notamment du soutien du Fonds Pacifique, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Communauté du Pacifique.
Son déploiement au-delà de la Nouvelle-Calédonie, notamment en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, témoigne d’une volonté de faire émerger progressivement un réseau régional autour de l’intelligence artificielle.
L’intérêt de l’initiative réside précisément dans cette dimension régionale. Plutôt que d’aborder l’intelligence artificielle uniquement à travers ses usages mondiaux, OCEAN’IA cherche à confronter ces technologies aux problématiques propres aux territoires océaniens.
La vulnérabilité des atolls constitue à ce titre un cas d’usage particulièrement emblématique.
Les archipels du Pacifique disposent de contraintes géographiques et environnementales spécifiques, auxquelles peuvent désormais être associées de nouvelles capacités d’analyse : imagerie satellitaire, télédétection, systèmes d’information géographique, traitement massif de données ou encore intelligence artificielle générative.
L’enjeu consiste alors à transformer ces technologies en outils susceptibles d’être utilisés localement par les professionnels, institutions, étudiants, entrepreneurs et acteurs de l’innovation.
Avec cette étape organisée à Papeete, OCEAN’IA poursuit ainsi la construction d’un écosystème de compétences numériques à l’échelle du Pacifique, tout en plaçant les réalités environnementales des territoires insulaires au cœur des cas pratiques proposés.
Une manière également de rappeler que l’intelligence artificielle ne se limite pas aux grands centres technologiques mondiaux : elle peut devenir un outil d’observation, d’aide à la décision et d’innovation conçu à partir des besoins spécifiques de la Polynésie française et, plus largement, des territoires océaniens.
C’est autour de cette problématique que les participants au Hackasprint OCEAN’IA sont réunis à Papeete ce jeudi 17 septembre, pour une session organisée à 13h.
Le thème retenu, « LandCover & IA », porte plus particulièrement sur la vulnérabilité des atolls des Tuamotu. L’objectif est de mobiliser les nouvelles technologies pour analyser l’occupation des sols et imaginer des réponses adaptées aux caractéristiques environnementales de ces territoires.
Les équipes travaillent notamment à partir d’une application développée avec Google Earth Engine, plateforme permettant d’exploiter à grande échelle des données géospatiales et satellitaires.
Les données AlphaEarth, couvrant la période allant de 2017 à 2024, sont également mobilisées afin de nourrir les analyses.
Gemini mobilisé pour structurer les projets
L’intelligence artificielle générative fait elle aussi partie des outils mis à disposition des participants. Chaque équipe peut s’appuyer sur Gemini, l’IA de Google, afin de structurer son projet et d'accompagner sa réflexion.
À l’issue du travail collectif, les différentes équipes doivent présenter leur proposition sous la forme d’un pitch devant un jury réunissant notamment des professionnels du numérique polynésien ainsi que des représentants des services du Pays.
Le format se veut ainsi à la croisée de la formation, de l’expérimentation et de la recherche de solutions concrètes.
Au-delà de la seule découverte des outils d’intelligence artificielle, le Hackasprint entend montrer comment leur utilisation peut être adaptée à des enjeux directement rencontrés dans les territoires insulaires du Pacifique.
OCEAN’IA, un programme né en Nouvelle-Calédonie
Cette étape en Polynésie française s’inscrit dans le développement régional d’OCEAN’IA by APID, porté depuis la Nouvelle-Calédonie.
Le programme ambitionne de développer les compétences en intelligence artificielle dans le Pacifique et se présente comme le premier dispositif régional de formation consacré à l’IA dans la région.
Sa première saison a enregistré 228 inscriptions, tandis que plus de 440 heures de formation ont été dispensées.
OCEAN’IA bénéficie notamment du soutien du Fonds Pacifique, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de la Communauté du Pacifique.
Son déploiement au-delà de la Nouvelle-Calédonie, notamment en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, témoigne d’une volonté de faire émerger progressivement un réseau régional autour de l’intelligence artificielle.
Vers une IA pensée pour le Pacifique insulaire ?
L’intérêt de l’initiative réside précisément dans cette dimension régionale. Plutôt que d’aborder l’intelligence artificielle uniquement à travers ses usages mondiaux, OCEAN’IA cherche à confronter ces technologies aux problématiques propres aux territoires océaniens.
La vulnérabilité des atolls constitue à ce titre un cas d’usage particulièrement emblématique.
Les archipels du Pacifique disposent de contraintes géographiques et environnementales spécifiques, auxquelles peuvent désormais être associées de nouvelles capacités d’analyse : imagerie satellitaire, télédétection, systèmes d’information géographique, traitement massif de données ou encore intelligence artificielle générative.
L’enjeu consiste alors à transformer ces technologies en outils susceptibles d’être utilisés localement par les professionnels, institutions, étudiants, entrepreneurs et acteurs de l’innovation.
Avec cette étape organisée à Papeete, OCEAN’IA poursuit ainsi la construction d’un écosystème de compétences numériques à l’échelle du Pacifique, tout en plaçant les réalités environnementales des territoires insulaires au cœur des cas pratiques proposés.
Une manière également de rappeler que l’intelligence artificielle ne se limite pas aux grands centres technologiques mondiaux : elle peut devenir un outil d’observation, d’aide à la décision et d’innovation conçu à partir des besoins spécifiques de la Polynésie française et, plus largement, des territoires océaniens.







