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Fin de la 2G et de la 3G en Outre-mer : l’Arcep précise le calendrier d’extinction des réseaux mobiles


Publié le Dimanche 13 Septembre 2026 à 09:36

              


L’extinction des réseaux mobiles 2G et 3G s’accélère en France et dans les territoires ultramarins. Dans une fiche pratique mise à jour le 10 septembre 2026, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) détaille les calendriers annoncés par les opérateurs. La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy sont directement concernées, avec plusieurs échéances dès les prochaines semaines


Après plusieurs décennies de service, la 2G et la 3G s’apprêtent progressivement à disparaître du paysage des télécommunications françaises. Les opérateurs mobiles ont engagé la fermeture de ces anciennes technologies afin de concentrer leurs infrastructures et leurs fréquences sur la 4G et la 5G.

Déployées respectivement dans les années 1990 et 2000, la 2G et la 3G ont longtemps constitué le socle de la téléphonie mobile. Mais leurs usages ont largement été repris par les générations suivantes. Selon l’Arcep, plus de 99,8% des sites d’émission 2G et 3G disposent aujourd’hui de la 4G.


La Réunion : la 2G d’Orange déjà éteinte, SFR suivra en novembre


À La Réunion, la transition est déjà largement engagée.

Orange avait procédé à une extinction progressive de son réseau 2G, à hauteur de 80 % fin 2024, avant un arrêt complet en octobre 2025. De son côté, SRR prévoit de mettre fin à son réseau 2G le 30 novembre 2026.

Concernant Telco OI, aucune date d’extinction de la 2G n’est encore annoncée par l’Arcep. Zeop ne dispose pour sa part pas de réseau 2G.

La prochaine grande étape concernera la 3G. Orange prévoit son extinction en 2028, tandis que SRR vise fin 2027. Aucun calendrier n’est encore communiqué pour Telco OI et, concernant Zeop, l’échéance 3G n’a pas été précisée.


À Mayotte, la 2G doit également commencer à disparaître en 2026


À Mayotte, Orange prévoit la fermeture de son réseau 2G d’ici la fin de l'année 2026, tandis que SFR annonce un arrêt au 30 novembre 2026. Aucun calendrier n’est encore communiqué pour Telco OI.

Pour la 3G, Orange prévoit une extinction en 2028, contre fin 2027 pour SFR.


Antilles-Guyane : plusieurs échéances majeures dès septembre et octobre


La transition est particulièrement avancée dans les territoires français d’Amérique.

En Guadeloupe, Digicel a déjà éteint sa 2G depuis le 20 mai 2025, tandis que Free Caraïbe ne dispose pas de réseau 2G. Orange, après une première phase menée le 21 avril 2026 au Lamentin, aux Abymes et à Baie-Mahault, prévoit une extinction généralisée le 26 septembre 2026. SFR prévoit pour sa part un arrêt le 22 octobre 2026.

En Martinique, la 2G de Digicel est arrêtée depuis le 2 juin 2025. Orange doit généraliser son extinction le 26 septembre 2026, après une première étape menée au Lamentin en mai. SFR prévoit une fermeture dès le 24 septembre 2026.

En Guyane, Digicel a mis fin à son réseau 2G le 8 décembre 2025. Orange prévoit, là encore, une extinction généralisée le 26 septembre 2026, après une première phase réalisée à Cayenne et Rémire-Montjoly. Selon le calendrier recensé par l’Arcep, Outremer Telecom avait programmé son arrêt au 20 août 2026.

Pour ces trois territoires, Orange prévoit ensuite la fermeture de la 3G en 2028, tandis que SFR Caraïbe annonce une échéance à fin 2027.


Saint-Martin et Saint-Barthélemy également concernés


À Saint-Martin, Digicel a éteint sa 2G depuis le 1er juillet 2025 et UTS a également procédé à son extinction. Dauphin Telecom et Free Caraïbe ne disposent pas de réseau 2G.

Orange, qui a engagé une première phase à Peatree Hill, Rambaud et Marigot le 19 mai dernier, prévoit une extinction généralisée le 26 septembre 2026.

La même échéance est programmée à Saint-Barthélemy, où une première phase a concerné Cul-de-Sac, Quatre Vents et Colombier. Digicel y a déjà fermé son réseau 2G depuis le 1er juillet 2025, tandis que Dauphin Telecom et Free Caraïbe n’en exploitent pas.

Orange prévoit la fin de la 3G en 2028 dans les deux collectivités.


Pourquoi les opérateurs abandonnent-ils la 2G et la 3G ?


Cette disparition ne résulte pas d’une décision imposée directement par l’Arcep : les calendriers d’extinction relèvent de la stratégie des opérateurs propriétaires de leurs réseaux.

Plusieurs facteurs expliquent néanmoins ce mouvement généralisé. Les réseaux 2G et 3G ne représentent désormais qu’une faible part du trafic, tandis que les équipementiers réduisent progressivement le support des technologies les plus anciennes.

La 4G et la 5G offrent également des débits nettement supérieurs et des mécanismes de sécurité plus avancés. L’Arcep souligne par ailleurs que, toutes choses égales par ailleurs, les anciennes générations sont plus énergivores que la 4G et la 5G.

Leur extinction permettra surtout aux opérateurs de réutiliser les fréquences et les capacités actuellement mobilisées par la 2G et la 3G afin d'améliorer leurs réseaux 4G et 5G.


Téléphones, alarmes, ascenseurs : attention aux équipements encore dépendants de la 2G ou de la 3G


Pour le grand public, la transition devrait être relativement transparente pour les utilisateurs équipés de smartphones récents. Certains anciens téléphones ou appareils limités à la 2G ou à la 3G deviendront toutefois inutilisables lorsque la technologie correspondante aura été coupée.

L’Arcep attire notamment l’attention sur la compatibilité VoLTE, c’est-à-dire la possibilité d’effectuer des appels vocaux sur le réseau 4G. Un téléphone peut en effet être compatible 4G pour les données sans nécessairement prendre en charge correctement les appels en 4G. Une mise à jour logicielle peut parfois être nécessaire.

Les enjeux sont également importants pour les professionnels, les collectivités et les copropriétés. De nombreux équipements peuvent encore utiliser une carte SIM 2G ou 3G : systèmes d’alarme et de télésurveillance, téléalarmes d’ascenseurs, interphones, visiophones connectés ou encore systèmes de pilotage technique des bâtiments.

À l’extinction du réseau concerné, un équipement uniquement compatible 2G ou 3G ne pourra tout simplement plus communiquer. L’Arcep recommande donc aux entreprises, collectivités et gestionnaires d’immeubles de réaliser dès maintenant un diagnostic de leurs installations et de se rapprocher de leurs fournisseurs.


Une transition qui va s’étaler jusqu’à la fin de la décennie


La fermeture de la 2G constitue ainsi la première grande étape d’une transformation qui se poursuivra avec l’extinction de la 3G.

Dans l’Hexagone, Orange généralise progressivement la fermeture de sa 2G en 2026, tandis que SFR prévoit son arrêt le 15 novembre et Bouygues Telecom une généralisation entre le 1er et le 15 décembre. Les fermetures de la 3G s’échelonneront ensuite principalement entre 2028 et 2029 selon les opérateurs.

En Outre-mer, les situations diffèrent sensiblement selon les territoires et les opérateurs. Mais le mouvement est désormais irréversible : la 2G vit ses derniers mois sur une grande partie des réseaux où elle demeure encore active, avant que la 3G ne suive à son tour.

L’Arcep précise toutefois que les différents calendriers restent susceptibles d’évoluer en fonction des annonces des opérateurs.


Mots Clés : Arcep

Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr depuis 15 ans. En savoir plus sur cet auteur

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