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FIFAC 2026 : 35 films, 13 territoires et 17 avant-premières au programme en Guyane


Publié le Jeudi 17 Septembre 2026 à 13:52

              


Le Festival International du Film Documentaire Amazonie-Caraïbes (FIFAC) dévoile la programmation de sa 8e édition, organisée du 6 au 10 octobre 2026 au Camp de la Transportation, à Saint-Laurent du Maroni, en Guyane. Au total, 35 films représentant 13 territoires d’Amazonie et de la Caraïbe seront proposés au public, avec 16 œuvres en compétition et 17 avant-premières ou avant-premières francophones. Toutes les projections seront gratuites


Le documentaire d’Amazonie et de la Caraïbe retrouvera son public en octobre à Saint-Laurent du Maroni. Pour sa 8e édition, le Festival International du Film Documentaire Amazonie-Caraïbes (FIFAC) donne rendez-vous du 6 au 10 octobre 2026 au Camp de la Transportation avec une programmation particulièrement dense.

Cette nouvelle édition réunira 35 films, issus de 13 territoires d’Amazonie et de la Caraïbe, auxquels s’ajoute une œuvre provenant des « autres mers ». Une sélection destinée à faire entendre la diversité des regards portés sur ces territoires, leurs sociétés, leurs cultures, leur environnement et leurs transformations contemporaines.


16 films en compétition


Au cœur de cette édition 2026, 16 films concourront dans les deux catégories compétitives du FIFAC, avec huit longs-métrages et huit courts-métrages.

À leurs côtés, le festival proposera 14 films dans sa sélection « Écrans parallèles », tandis que cinq autres œuvres seront présentées dans le cadre du Prix Demain France Télévisions.

Au total, cinq prix seront attribués au cours du festival.

La programmation fera également la part belle aux découvertes puisque le FIFAC annonce 17 avant-premières ou avant-premières francophones.


Huit longs-métrages en compétition


La compétition longs-métrages réunira huit documentaires, avec des œuvres venues notamment de Guyane, de Martinique, d’Haïti, de Colombie, du Pérou, du Brésil ou encore du Canada.

« Résurgence », de Feguenson Hermogène, ouvrira cette sélection le mercredi 7 octobre à 20h15 au Manguier. Cette production entre Haïti et la France, tournée en créole haïtien, sera projetée en présence de son réalisateur.

La soirée se poursuivra avec « Relicto », de Guillermo Quintero, une production franco-colombienne de 1h37 en espagnol, également présentée en présence de son réalisateur.

Le jeudi 8 octobre, le public découvrira « Double citoyen », de Rachelle Salnave. Produit entre les États-Unis et Haïti, ce documentaire de 1h15 mêle anglais, créole haïtien et français.

La Guyane sera directement représentée avec « Mémoires d’Amonts – T+E’E BA’EKWÖT », réalisé par Hugo Rousselin. Ce film de 1h04, en français et en teko, sera présenté en avant-première et en présence du réalisateur.

La compétition accueillera également « Uyariy », du réalisateur Javier Corcuera. Cette coproduction entre le Pérou et l’Espagne, d’une durée de 1h30 et tournée en aymara, quechua et espagnol, bénéficiera d’une avant-première francophone.

Autre avant-première francophone : « Os Avós », d’Ana Lígia Pimentel. Ce documentaire brésilien de 1h38, en portugais brésilien, sera également présenté au public du FIFAC.


La Martinique représentée avec « Shatta, une génération, deux notes »


Les Antilles seront également présentes dans la compétition avec « Shatta, une génération, deux notes », réalisé par Léa Mormin-Chauvac et Malo Delarue.

Cette production entre la Martinique et la France, d’une durée de 52 minutes, sera proposée en créole et en français, vendredi 9 octobre à 19h30 au Lavoir.

Enfin, la compétition longs-métrages sera complétée par « Recomposée », de Nadia Louis-Desmarchais. Produit au Canada, ce documentaire de 1h28 en français canadien sera projeté vendredi 9 octobre à 20h30 au Lavoir.


Huit courts-métrages également en compétition


La compétition se jouera également sur le format court avec huit films venus de plusieurs territoires de la Caraïbe, de l’Amazonie et d’Amérique latine.

Parmi eux figure « Beach Inna Bondage: The Fight for Jamaica’s Coastline », réalisé par Emiel Martens et Elsie Vermeer. Cette production entre la Jamaïque et les Pays-Bas, d’une durée de 30 minutes, sera présentée en avant-première francophone.

À ses côtés, « La Retaguardia », d’Olivier Côté et Jean-François Bouchard, représente Cuba et le Canada, tandis que le Brésil sera présent avec « Capim », de Júlia Munhoz et Caio Pimenta, également proposé en avant-première francophone.

La création ultramarine occupera une place particulière avec « L’eau qui dort », de Juliette Gaudin. Cette production entre la Guyane et la France, d’une durée de 24 minutes et 53 secondes, mêle français et sranan tongo et sera dévoilée en avant-première.

La sélection comprend également « Si la vida me diera un deseo », de Paloma Gomide, production cubaine présentée en avant-première francophone, ainsi que « Nan Ginen », de Feguenson Hermogène, coproduction entre Cuba et Haïti.

La Martinique sera représentée par « Doubout oubien Mô », de Solenne Plumelle-Gessot, tandis que « Wainitai », de Pablo Garcia-Vizcarra, coproduction entre le Pérou et l’Espagne, complètera la sélection des courts-métrages.


14 films dans les « Écrans parallèles »


En marge des deux compétitions officielles, le FIFAC proposera 14 œuvres dans sa sélection « Écrans parallèles ». Cette programmation offre une place importante aux productions ultramarines et notamment guyanaises.

Dès le mardi 6 octobre, « Jeunes sans limite, de la Guyane à l’Opéra de Paris », de José Ramirez Romero et Jules Bonnel, ouvrira cette sélection. Cette production Guyane-France de 52 minutes, tournée en français et en sranan tongo, sera présentée en avant-première et en présence de l’équipe du film, à 19h30 au Manguier.

Elle sera suivie à 21h par « Vous n’aurez plus nos morts », de Marie-Christine Gambart. Cette œuvre de 52 minutes réunit la Guyane, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et la France. Elle sera elle aussi dévoilée en avant-première, en présence de membres de l’équipe du film.


Haïti, Suriname, Martinique et Guadeloupe au rendez-vous


Le mercredi 7 octobre, le public pourra découvrir « Tricoté serré crépu », de Joseph Hillel, une production Canada-Haïti de 53 minutes.

Le Suriname sera représenté par « Fesi Fu Srefi », de Claudiõ Draibas. D’une durée de 50 minutes et tourné en néerlandais et en sranan tongo, le documentaire sera présenté en avant-première francophone, en présence du réalisateur.

La Martinique sera à l’honneur avec « Mayotte Capécia, vivre et l’écrire », de Fabienne Kanor, une production Martinique-France de 52 minutes.

Deux œuvres porteront par ailleurs les couleurs de la Guadeloupe : « An Diw Jwi’ On a la banane sous les tropiques ! », de Kristine Blonbou, un format de 7 minutes, et « Pascal Danaë, des racines à Delgres », de Mariette Monpierre, un documentaire de 52 minutes produit entre la Guadeloupe et la France.


Saint-Pierre-et-Miquelon, Jamaïque et Brésil également représentés


Le jeudi 8 octobre, le FIFAC proposera « Miquelon face à l’océan », de Luc de Saint-Sernin. Cette production France-Saint-Pierre-et-Miquelon de 52 minutes sera dévoilée en avant-première au Théâtre Kokolampoe.

La programmation se poursuivra avec « Miss Jobson », d’Amanda Sans Pantling. Produit entre la Jamaïque et l’Espagne, ce documentaire de 1h20 en anglais bénéficiera d’une avant-première francophone.

Le Brésil sera également présent avec le court film d’animation « Bici, A História de Uma Bicicleta no Afuá », d’Otoniel Lopes Oliveira. D’une durée de 8 minutes et 42 secondes, l’œuvre est proposée en portugais brésilien.


Une forte présence de la Guyane pour terminer les Écrans parallèles


La journée du vendredi 9 octobre accordera une place particulièrement importante à la création liée à la Guyane.

« Guyane – Terre des hommes – Épisode 3 », de Martin Prince, sera présenté en avant-première. D’une durée d’une heure, cette production Guyane-France sera projetée à 14h au Théâtre Kokolampoe.

À 17h, place à « 227 Lunas », de Brenda Taubin. Cette production entre l’Argentine, la Guyane et la France, d’une durée de 1h20, sera présentée en espagnol et en français, en présence de sa productrice.

Le public retrouvera également « Guyane Rhapsodie avec Yann Cléry », de Margherita Caron. Cette production Guyane-France d’une heure sera dévoilée en avant-première.

Enfin, « Entre deux rives », de Chloé Bebronne, viendra compléter cette sélection. D’une durée de 1h29, cette production Guyane-France mêle français, teko et wayana. Elle sera présentée en avant-première et en présence de la réalisatrice.

Avec ces 14 œuvres, les « Écrans parallèles » offrent ainsi un panorama particulièrement large de la création documentaire, tout en réservant une place centrale aux récits issus des territoires ultramarins.


Cinq films en lice pour le Prix Demain France Télévisions


Autre temps fort de cette huitième édition : le Prix Demain France Télévisions, consacré aux enjeux climatiques et environnementaux dans les territoires ultramarins.

Doté de 3 000 euros, ce prix réunira cinq œuvres en 2026 : « Kaugsankamalla: Mientras Vivamos », de Soraida Chindoy et Karoline Pelikan ; « Gardien des oiseaux », de Muriel Barra ; « Quand l’or devient poison », de Franck Chassagnon ; « El Río de los Espíritus », du Colectivo Tawna et de Nase Lino Sumpinanch ; et « Parasisi », de Zaïde Bil et Sébastien Segers.


40 réalisateurs et réalisatrices représentés


La diversité de la sélection se retrouve également derrière la caméra. L'édition 2026 réunit les œuvres de 21 réalisatrices et 19 réalisateurs.

Le FIFAC entend par ailleurs favoriser les échanges entre les œuvres, celles et ceux qui les fabriquent et le public. Onze séances-rencontres sont programmées en présence de réalisateurs, réalisatrices, producteurs, productrices ou protagonistes des documentaires.

Ces rencontres permettront de prolonger les projections par des échanges autour des sujets abordés, des conditions de réalisation et des réalités vécues dans les différents territoires représentés.


Trois sites de projection, dont deux en plein air


Le festival investira trois sites de projection, dont deux espaces en plein air, à Saint-Laurent du Maroni.

L’ensemble des projections sera accessible gratuitement. Tous les films seront par ailleurs diffusés en version originale ou en version originale sous-titrée en français (VOSTFR).

Les organisateurs attendent près de 5 000 personnes durant les cinq jours de la manifestation. Au-delà des projections et des rencontres, cette huitième édition s'achèvera également en musique avec un concert de clôture.


Un rendez-vous consacré aux réalités de l’Amazonie et de la Caraïbe


Créé autour du documentaire et des territoires d’Amazonie et de la Caraïbe, le FIFAC s'est construit comme un espace de diffusion, de rencontres et de réflexion autour des récits produits depuis ou sur ces régions.

À travers ses différentes sélections, le festival permet de confronter les regards et de mettre en lumière des problématiques communes ou singulières : environnement, identité, transmission, mémoire, mutations sociales, histoire ou encore enjeux contemporains des populations de la région.

La présence de productions issues de nombreux territoires contribue également à faire de Saint-Laurent du Maroni, pendant plusieurs jours, un lieu de circulation des œuvres et des professionnels du documentaire.


FIFAC 2026 : les chiffres à retenir


La 8e édition réunira 35 films, avec 13 territoires d’Amazonie et de la Caraïbe représentés, auxquels s’ajoute une œuvre des autres mers.

16 films seront en compétition, répartis entre huit longs-métrages et huit courts-métrages. À cette sélection s'ajouteront 14 films dans les Écrans parallèles et cinq œuvres pour le Prix Demain France Télévisions.

Le festival annonce également 17 avant-premières ou avant-premières francophones, 11 séances-rencontres, 21 réalisatrices et 19 réalisateurs, cinq prix, trois sites de projection, dont deux en plein air, et un concert de clôture.

Près de 5 000 personnes sont attendues à Saint-Laurent du Maroni.


Mots Clés : Évènement

Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr depuis 15 ans. En savoir plus sur cet auteur

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