La question de l'égalité de traitement entre l'Hexagone et les territoires ultramarins revient au cœur du débat public. Dans une tribune intitulée « Une campagne nationale qui oublie les Outre-mer n'est pas une campagne nationale », onze sénateurs et des acteurs de la communication ultramarine interpellent les pouvoirs publics sur l'insuffisante prise en compte des territoires d'Outre-mer dans les campagnes nationales d'information.
Leur constat est sans équivoque : alors que les populations ultramarines sont directement concernées par les politiques publiques nationales, elles ne bénéficient pas systématiquement des mêmes campagnes de sensibilisation, de prévention et d'information que les habitants de l'Hexagone.
Cette situation soulève des interrogations sur l'égalité d'accès à l'information publique, mais également sur la répartition des investissements publicitaires de l'État et leurs conséquences pour les médias et les entreprises de communication implantés dans les territoires ultramarins.
Au cœur de cette mobilisation figure une revendication budgétaire majeure. Les signataires demandent qu'une part des dépenses nationales de communication soit spécifiquement consacrée aux territoires ultramarins.
Ils proposent ainsi de réserver 28 millions d'euros aux Outre-mer, soit 4 % d'une enveloppe nationale de référence de 700 millions d'euros consacrée à la communication de l'État.
Cette demande vise à instaurer une répartition plus équitable des investissements publics, en tenant compte des spécificités géographiques, démographiques, économiques et médiatiques des territoires concernés.Pour les signataires, il ne s'agit pas simplement d'augmenter les dépenses de communication, mais de garantir que les campagnes financées par les deniers publics puissent effectivement atteindre l'ensemble des citoyens français, quel que soit leur territoire de résidence.
Les campagnes portant sur la santé publique, la prévention des risques, la sécurité routière, l'environnement ou encore les dispositifs d'accompagnement social constituent autant de domaines dans lesquels une diffusion adaptée aux réalités ultramarines apparaît essentielle.
L'objectif est également de mettre fin à une approche dans laquelle les Outre-mer seraient considérés comme des marchés secondaires, voire optionnels, lors de l'élaboration des plans médias nationaux.
Au-delà de la question budgétaire, cette initiative parlementaire met en lumière les difficultés rencontrées par les médias ultramarins pour accéder aux campagnes publicitaires institutionnelles.
Télévisions, radios, journaux, médias numériques et plateformes d'information locales jouent pourtant un rôle déterminant dans la diffusion de l'information auprès des populations.
Leur connaissance des territoires, de leurs réalités sociales et culturelles ainsi que des habitudes de consommation médiatique constitue un atout pour assurer l'efficacité des messages institutionnels.
Les sénateurs et les professionnels mobilisés demandent donc que les médias ultramarins soient systématiquement pris en considération dans les stratégies nationales d'achat d'espaces publicitaires.
Une telle évolution pourrait représenter un enjeu économique important pour les entreprises de presse locales, dont les modèles de financement reposent notamment sur les recettes publicitaires.
Pour les médias numériques ultramarins, cette revendication revêt une importance particulière à l'heure où les usages de l'information évoluent et où les supports digitaux occupent une place croissante dans les habitudes du public.
L'intégration de ces acteurs dans les dispositifs nationaux permettrait non seulement de renforcer la portée des messages d'intérêt général, mais aussi de soutenir indirectement le pluralisme de l'information et la diversité du paysage médiatique ultramarin.
Les signataires souhaitent également que les professionnels de la communication implantés en Outre-mer soient davantage associés à la conception et à la réalisation des campagnes nationales.
Car diffuser un message identique sur l'ensemble du territoire français ne garantit pas nécessairement sa compréhension ni son efficacité.
Les différences linguistiques, culturelles, géographiques et sociales imposent parfois une adaptation des contenus et des supports utilisés.
Une campagne de prévention sanitaire, par exemple, peut nécessiter des approches différentes selon qu'elle s'adresse aux habitants de La Réunion, de Mayotte, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Polynésie française ou de la Nouvelle-Calédonie.
Les signataires plaident ainsi pour une meilleure prise en compte des expertises locales, afin de concevoir des campagnes plus pertinentes et plus proches des préoccupations des populations.
Cette démarche pourrait également bénéficier aux agences de communication, aux producteurs audiovisuels, aux créateurs de contenus et aux autres entreprises de la filière, en favorisant leur participation aux marchés publics nationaux.
Cette mobilisation rassemble des parlementaires issus de plusieurs territoires ultramarins.
Parmi les signataires figurent notamment Audrey Bélim, Évelyne Corbière Naminzo et Stéphane Fouassin, trois sénateurs de La Réunion.
D'autres parlementaires ultramarins, dont Catherine Conconne et Victorin Lurel, participent également à cette démarche collective.
La présence de ces élus illustre la dimension transversale du problème, qui dépasse les particularités de chaque territoire pour poser une question plus générale : celle de la place accordée aux Outre-mer dans les politiques nationales de communication.
Cette prise de position s'inscrit par ailleurs dans la continuité de précédentes interpellations parlementaires. En avril 2025, plusieurs sénateurs avaient déjà attiré l'attention sur l'exclusion des territoires ultramarins de certaines campagnes nationales et demandé des mesures correctrices.
Plus d'un an après, la publication de cette nouvelle tribune traduit la persistance des préoccupations et la volonté des signataires d'obtenir des engagements concrets.
Derrière les revendications budgétaires et économiques, les signataires soulèvent une question fondamentale : celle de l'égalité d'accès des citoyens à l'information publique.
Les habitants des territoires ultramarins sont concernés par les mêmes grandes politiques nationales que ceux de l'Hexagone, même si certaines mesures peuvent faire l'objet d'adaptations territoriales.
L'absence ou l'insuffisance de diffusion de campagnes institutionnelles peut donc créer des disparités dans la connaissance des droits, des dispositifs publics ou des recommandations de prévention.
La question est d'autant plus importante que certains territoires ultramarins sont confrontés à des enjeux spécifiques, notamment en matière de santé, de risques naturels, de continuité territoriale ou de pouvoir d'achat.
Pour les auteurs de la tribune, l'intégration des Outre-mer aux campagnes nationales doit ainsi devenir un principe de fonctionnement et non dépendre de décisions ponctuelles.
La démarche pose également la question de la place des médias de proximité dans la circulation de l'information institutionnelle, à une période marquée par la fragmentation des audiences et la progression de la désinformation.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle interpellation débouchera sur des engagements gouvernementaux et une modification effective des pratiques d'achat d'espaces publicitaires.
La mise en place d'une enveloppe dédiée, l'intégration des supports ultramarins aux plans médias et la participation des professionnels locaux supposeraient une évolution des méthodes de préparation et de déploiement des campagnes nationales.
Il faudrait également définir des critères transparents permettant d'assurer une répartition cohérente des investissements entre les différents territoires et les catégories de médias.
En attendant d'éventuelles annonces, cette mobilisation remet en lumière une problématique récurrente : la difficulté des Outre-mer à trouver pleinement leur place dans les stratégies de communication conçues à l'échelle nationale.
Pour les sénateurs et les professionnels signataires, l'enjeu dépasse désormais la simple visibilité des territoires. Il s'agit de faire reconnaître leur place à part entière dans l'espace médiatique français et de garantir que l'information financée par l'État bénéficie effectivement à tous les citoyens.
Leur constat est sans équivoque : alors que les populations ultramarines sont directement concernées par les politiques publiques nationales, elles ne bénéficient pas systématiquement des mêmes campagnes de sensibilisation, de prévention et d'information que les habitants de l'Hexagone.
Cette situation soulève des interrogations sur l'égalité d'accès à l'information publique, mais également sur la répartition des investissements publicitaires de l'État et leurs conséquences pour les médias et les entreprises de communication implantés dans les territoires ultramarins.
Au cœur de cette mobilisation figure une revendication budgétaire majeure. Les signataires demandent qu'une part des dépenses nationales de communication soit spécifiquement consacrée aux territoires ultramarins.
Ils proposent ainsi de réserver 28 millions d'euros aux Outre-mer, soit 4 % d'une enveloppe nationale de référence de 700 millions d'euros consacrée à la communication de l'État.
Cette demande vise à instaurer une répartition plus équitable des investissements publics, en tenant compte des spécificités géographiques, démographiques, économiques et médiatiques des territoires concernés.Pour les signataires, il ne s'agit pas simplement d'augmenter les dépenses de communication, mais de garantir que les campagnes financées par les deniers publics puissent effectivement atteindre l'ensemble des citoyens français, quel que soit leur territoire de résidence.
Les campagnes portant sur la santé publique, la prévention des risques, la sécurité routière, l'environnement ou encore les dispositifs d'accompagnement social constituent autant de domaines dans lesquels une diffusion adaptée aux réalités ultramarines apparaît essentielle.
L'objectif est également de mettre fin à une approche dans laquelle les Outre-mer seraient considérés comme des marchés secondaires, voire optionnels, lors de l'élaboration des plans médias nationaux.
Au-delà de la question budgétaire, cette initiative parlementaire met en lumière les difficultés rencontrées par les médias ultramarins pour accéder aux campagnes publicitaires institutionnelles.
Télévisions, radios, journaux, médias numériques et plateformes d'information locales jouent pourtant un rôle déterminant dans la diffusion de l'information auprès des populations.
Leur connaissance des territoires, de leurs réalités sociales et culturelles ainsi que des habitudes de consommation médiatique constitue un atout pour assurer l'efficacité des messages institutionnels.
Les sénateurs et les professionnels mobilisés demandent donc que les médias ultramarins soient systématiquement pris en considération dans les stratégies nationales d'achat d'espaces publicitaires.
Une telle évolution pourrait représenter un enjeu économique important pour les entreprises de presse locales, dont les modèles de financement reposent notamment sur les recettes publicitaires.
Pour les médias numériques ultramarins, cette revendication revêt une importance particulière à l'heure où les usages de l'information évoluent et où les supports digitaux occupent une place croissante dans les habitudes du public.
L'intégration de ces acteurs dans les dispositifs nationaux permettrait non seulement de renforcer la portée des messages d'intérêt général, mais aussi de soutenir indirectement le pluralisme de l'information et la diversité du paysage médiatique ultramarin.
Les signataires souhaitent également que les professionnels de la communication implantés en Outre-mer soient davantage associés à la conception et à la réalisation des campagnes nationales.
Car diffuser un message identique sur l'ensemble du territoire français ne garantit pas nécessairement sa compréhension ni son efficacité.
Les différences linguistiques, culturelles, géographiques et sociales imposent parfois une adaptation des contenus et des supports utilisés.
Une campagne de prévention sanitaire, par exemple, peut nécessiter des approches différentes selon qu'elle s'adresse aux habitants de La Réunion, de Mayotte, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de la Polynésie française ou de la Nouvelle-Calédonie.
Les signataires plaident ainsi pour une meilleure prise en compte des expertises locales, afin de concevoir des campagnes plus pertinentes et plus proches des préoccupations des populations.
Cette démarche pourrait également bénéficier aux agences de communication, aux producteurs audiovisuels, aux créateurs de contenus et aux autres entreprises de la filière, en favorisant leur participation aux marchés publics nationaux.
Cette mobilisation rassemble des parlementaires issus de plusieurs territoires ultramarins.
Parmi les signataires figurent notamment Audrey Bélim, Évelyne Corbière Naminzo et Stéphane Fouassin, trois sénateurs de La Réunion.
D'autres parlementaires ultramarins, dont Catherine Conconne et Victorin Lurel, participent également à cette démarche collective.
La présence de ces élus illustre la dimension transversale du problème, qui dépasse les particularités de chaque territoire pour poser une question plus générale : celle de la place accordée aux Outre-mer dans les politiques nationales de communication.
Cette prise de position s'inscrit par ailleurs dans la continuité de précédentes interpellations parlementaires. En avril 2025, plusieurs sénateurs avaient déjà attiré l'attention sur l'exclusion des territoires ultramarins de certaines campagnes nationales et demandé des mesures correctrices.
Plus d'un an après, la publication de cette nouvelle tribune traduit la persistance des préoccupations et la volonté des signataires d'obtenir des engagements concrets.
Derrière les revendications budgétaires et économiques, les signataires soulèvent une question fondamentale : celle de l'égalité d'accès des citoyens à l'information publique.
Les habitants des territoires ultramarins sont concernés par les mêmes grandes politiques nationales que ceux de l'Hexagone, même si certaines mesures peuvent faire l'objet d'adaptations territoriales.
L'absence ou l'insuffisance de diffusion de campagnes institutionnelles peut donc créer des disparités dans la connaissance des droits, des dispositifs publics ou des recommandations de prévention.
La question est d'autant plus importante que certains territoires ultramarins sont confrontés à des enjeux spécifiques, notamment en matière de santé, de risques naturels, de continuité territoriale ou de pouvoir d'achat.
Pour les auteurs de la tribune, l'intégration des Outre-mer aux campagnes nationales doit ainsi devenir un principe de fonctionnement et non dépendre de décisions ponctuelles.
La démarche pose également la question de la place des médias de proximité dans la circulation de l'information institutionnelle, à une période marquée par la fragmentation des audiences et la progression de la désinformation.
Reste désormais à savoir si cette nouvelle interpellation débouchera sur des engagements gouvernementaux et une modification effective des pratiques d'achat d'espaces publicitaires.
La mise en place d'une enveloppe dédiée, l'intégration des supports ultramarins aux plans médias et la participation des professionnels locaux supposeraient une évolution des méthodes de préparation et de déploiement des campagnes nationales.
Il faudrait également définir des critères transparents permettant d'assurer une répartition cohérente des investissements entre les différents territoires et les catégories de médias.
En attendant d'éventuelles annonces, cette mobilisation remet en lumière une problématique récurrente : la difficulté des Outre-mer à trouver pleinement leur place dans les stratégies de communication conçues à l'échelle nationale.
Pour les sénateurs et les professionnels signataires, l'enjeu dépasse désormais la simple visibilité des territoires. Il s'agit de faire reconnaître leur place à part entière dans l'espace médiatique français et de garantir que l'information financée par l'État bénéficie effectivement à tous les citoyens.







