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Presse Outre-mer : La fin d'une époque ?





À partir du 26 janvier sur l’ensemble des antennes du Réseau des 1ère, et sur La1ere.fr, découvrez un nouveau numéro de "Outre-mer, et si on bougeait les lignes ?".

Présenté par Sitianlati Daroussi, ce nouveau numéro sera dédié à la crise de la presse ultramarine. Fermeture de journaux, abandon des éditions papier, réduction du nombre de journalistes employés, la presse écrite est en crise dans l’ensemble des Outre-mer.

La baisse des ventes et des ressources publicitaires conjuguées à la hausse de l'énergie et du coût du papier, passé de 400 à 800 euros la tonne en deux ans, mettent à mal le modèle économique de nombreux titres de presse. En Outre-mer, à ces difficultés s’ajoutent des coûts supplémentaires liés à l’insularité, aux problèmes structurels de distribution, à un lectorat plus limité selon les zones, à une évolution de « consommation » par les jeunes générations et au nombre réduit d'annonceurs.

Après la reprise in extremis de France-Antilles par Xavier Niel en 2020, la disparition des quotidiens historiques du Pacifique, c'est désormais Le Quotidien de La Réunion et Le Journal de l'île de La Réunion (JIR) qui sont menacés de disparition en ce début d'année.

Comme le tourisme, l'aéronautique, l'automobile ou d'autres industries fragilisées par la crise, la presse a fait l'objet d'un plan de relance. Pour les Outre-mer, une aide pérenne à destination des titres de presse traitant d'actualité et d'information politique et générale (IPG) a été instituée par décret en août 2021, pour un montant de 2 millions d’euros, reconduits chaque année.

Le soutien aux projets de modernisation et de restructuration des entreprises de presse ultramarine est également important, via un taux d'aide de 60 % dans le cadre du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP). Ainsi, 8,6 millions d'euros ont été attribués au groupe France-Antilles pour installer deux imprimeries numériques en Martinique et en Guadeloupe, et imprimer sur place la presse nationale qui était jusque-là acheminée par avion depuis l'Hexagone.

Par ailleurs, le gouvernement a mis en place une aide exceptionnelle de 3 millions d'euros pour les éditeurs ultramarins, qui sont également éligibles à l'aide exceptionnelle pour compenser la hausse du coût du papier.

Cependant, en dépit de la mise en place de ces dispositifs, les difficultés persistent et interrogent, car au-delà de l'aspect économique se posent des enjeux de démocratie.

Quelles sont les causes profondes de ces difficultés ? Quelles solutions peuvent être envisagées pour assurer le maintien du pluralisme de la presse dans les territoires ? Que faut-il attendre des États généraux de l'information, lancés à l'initiative du gouvernement en novembre dernier et qui visent à proposer d'ici à l'été 2024 un plan d'actions concrètes pour le droit à l'information en France ?

Pour en parler, Sitianlati Daroussi, en collaboration avec les rédactions du Réseau des 1ère, rencontre les acteurs engagés dans la lutte contre l'apparition de territoires sans journaux. 

Invités 

Pierre Petillault, directeur général de l’Alliance de la presse d’information générale
Virginie Sassoon, directrice adjointe du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information)
En duplex 

Edouard Marchal, délégué syndical SNJ au Quotidien de la Réunion
Cyril Boutier, directeur de la Rédaction de France-Antilles (Martinique)
Béatrice Cléon, directrice générale de France-Antilles  (Martinique)

Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr En savoir plus sur cet auteur

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Rédigé le Jeudi 25 Janvier 2024 à 06:02 |





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