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Pointe à Pitre (Guadeloupe) dans "Les Villes Violentes" ce Mercredi sur France Ô


Rédigé le Samedi 13 Septembre 2014 à 08:37 |




Une situation économique dégradée combinée à une augmentation du trafic de drogue place la capitale de la Guadeloupe au premier rang français pour les homicides, les braquages et les violences sur enfant. Un triste record contre lequel les forces de l’ordre, les associations locales et les bonnes volontés sont mobilisées.

 
Braquée dix-huit fois en un an, la patronne d’une épicerie de Pointe à-Pitre hésite à témoigner. Dans le centre-ville, les commerçants font le gros dos: l’insécurité gagne du terrain.
Figure intellectuelle de l’île, Édouard Boulogne égrène les maux qui bousculent une Guadeloupe en perte de repères: «Il y avait une certaine stabilité autour de la mère de famille… Elle jouait un rôle central auprès des enfants, non pas dans leur éducation mais dans leur instruction…
Il y aussi le problème de la drogue. Notre situation géographique fait que, dans un milieu fragilisé, des prédateurs d’Amérique latine nous prennent comme plaque tournante de la drogue destinée à l’Europe ou à l’Amérique du Nord ». Pas très loin des fenêtres du philosophe s’étalent les baraques de tôles du Carénage, l’un des quartiers les plus malfamés de Pointe-à-Pitre.
Félix a tout quitté en métropole pour revenir donner aux enfants le goût de leur culture traditionnelle. Dans les ruelles du Carénage, les drogues circulent. Sous leur emprise ou sous celle de l’alcool, les délinquants sont incontrôlables. Avec les moyens du bord, une femme comme Mme Ninine veut croire aussique tout n’est pas perdu. Inlassablement, elle soutient les marginaux qui trouvent refuge au Carénage.
Porte-parole du LKP, Élie Domota était en première ligne de la grande grève qui a secoué l’île en 2009. Pour le syndicaliste, la montée de la violence est « une conséquence de la pauvreté, de l’illettrisme,de la misère, du chômage de masse – 60 % des moins de 25ansici sont sans emploi.
Faire en sorte qu’il y ait du travail pour nos jeunes, cela passe par un vrai projet de développement économique et social et pas uniquement par la répression et la justice. Il faut poser le problème de la formation, de l’éducation, de l’insertion.» Les entrepreneurs, eux, évoquent la crise et surtout les 200 millions qu’ont fait perdre au département les 44 jours de grève de 2009. Ancien dirigeant du MEDEF guadeloupéen, Christian Viviès dresse un inquiétant bilan :« Nous avons un taux de chômage de 30 % contre 11 % en métropole.
Nos entreprises sont actuellement en mode de survie.» Pour endiguer la délinquance, les forces de l’ordre,épaulées par les agents des douanes, ne désarment pas. De patrouilles dans les rues en barrages routiers, elles occupent le terrain. Une lutte vaine, selon Élie Domota : «Je crois que cela arrange les pouvoirs publics que nos jeunes soient dans l’alcool et dans la drogue, en train de se tuer mutuellement ou bien d’attaquer les vieilles dames, au lieu de poser la question de leur devenir dans ce pays-là.»
>> Investigatiôns, villes violentes: Pointe à Pitre est à retrouver ce Mercredi à 20h50 (Horaire Métropole) sur France Ô.



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