La première édition du Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information (SALEMI) s’est achevée le samedi 10 octobre 2026 à Douala, au Cameroun, avec la signature de la Déclaration de Douala, un texte appelant à renforcer durablement l’éducation aux médias et à l’information sur le continent africain.
Organisé à l’initiative de Class pro autour du thème « Médias, citoyenneté numérique et démocratie : l’EMI sur tous les fronts », cet événement a rassemblé pendant trois jours des journalistes, chercheurs, éducateurs, représentants institutionnels, professionnels du numérique, organisations de la société civile et jeunes engagés.
Les échanges ont débuté le jeudi 8 octobre avec trois webinaires, avant de se poursuivre autour de six tables rondes et ateliers organisés les deux jours suivants.
Au cœur des discussions figuraient plusieurs problématiques majeures : la propagation de fausses informations, les discours de haine en ligne, le cyberharcèlement, les violences numériques, mais également les transformations engendrées par le développement de l’intelligence artificielle générative.
Au-delà du partage d'expériences, cette première édition avait pour ambition de favoriser l'émergence de réponses concrètes et durables, adaptées aux besoins des populations et aux spécificités des territoires.
Parmi les structures présentes à cette rencontre internationale, l’association mahoraise L’Effet Pelapelaka a contribué aux réflexions sur les enjeux de l’éducation aux médias et à l’information.
Représentée par sa présidente, la journaliste Abby Said Adinani, l’association a notamment présenté les initiatives qu’elle développe auprès de la jeunesse mahoraise.
Résidences, ateliers pédagogiques, projets de production de contenus et démarches de sensibilisation constituent autant d’actions destinées à accompagner les jeunes dans leur compréhension de l’environnement médiatique et numérique.
Ces initiatives reposent sur une approche de proximité, prenant en considération les réalités sociales, culturelles et linguistiques de Mayotte.
Une dimension essentielle pour Abby Said Adinani, qui souligne l’importance de construire des dispositifs pédagogiques accessibles et adaptés aux publics concernés.
« Parler des spécificités des uns et des autres nous fait réaliser nos différences, mais surtout nos similitudes. L’EMI est un enjeu démocratique et citoyen. La proximité avec les publics que nous souhaitons toucher, ainsi que les langues, doivent être au cœur de nos pratiques », explique la présidente de L’Effet Pelapelaka.
Cette participation a ainsi permis de mettre en lumière les expériences développées à Mayotte, tout en favorisant les échanges avec d’autres acteurs africains confrontés à des problématiques similaires.
L’un des principaux enseignements retenus par l’association mahoraise concerne la nécessité d’élargir les actions de sensibilisation au-delà du seul public jeune.
Alors que les usages numériques occupent une place croissante dans la vie quotidienne, les parents et les familles apparaissent également comme des acteurs essentiels dans l’apprentissage des bonnes pratiques informationnelles.
Pour L’Effet Pelapelaka, cette réflexion pourrait se traduire par le développement d’un nouvel axe d’intervention consacré à la parentalité numérique.
« Nous nous sommes rendus compte à quel point la parentalité numérique doit également devenir un axe de développement au sein de L’Effet Pelapelaka. Nous nous sommes beaucoup focalisés sur les jeunes, il est vrai. Nous allons voir comment intégrer davantage les familles autour de l’éducation aux médias et à l’information », précise Abby Said Adinani.
La journaliste rappelle que les enjeux liés à la circulation de l’information, à la vérification des sources et à l’utilisation des plateformes numériques concernent désormais toutes les générations.
« Après tout, nous sommes tous connectés. Il n’y a pas que les jeunes qui ont besoin d’outils pour faire face à cet océan numérique et informationnel : nous avons tous besoin de développer notre esprit critique. Cela doit devenir un élan et un réflexe collectif. »
Cette orientation pourrait ainsi contribuer à renforcer les actions de sensibilisation menées sur le territoire mahorais, en associant davantage les familles aux démarches éducatives.
Autre temps fort de cette première édition : l’adoption de la Déclaration de Douala sur l’Éducation aux Médias et à l’Information.
Intitulé « Pour une citoyenneté numérique éclairée, inclusive et souveraine en Afrique : des projets aux écosystèmes durables », ce texte entend inscrire l’éducation aux médias dans une perspective de long terme.
Il défend notamment l’idée selon laquelle l’EMI doit être considérée comme un bien commun et faire l’objet d’investissements durables.
La déclaration insiste également sur la nécessité de permettre aux territoires africains de concevoir leurs propres outils, méthodes et dispositifs éducatifs, plutôt que de se limiter à appliquer des solutions élaborées ailleurs.
Cette orientation souligne l’importance de prendre en compte les contextes locaux, les pratiques culturelles et les réalités linguistiques dans la construction des politiques d’éducation numérique.
Une approche qui fait écho aux initiatives défendues par L’Effet Pelapelaka à Mayotte, où l’adaptation des contenus et des méthodes pédagogiques constitue un élément central des actions menées auprès des publics.
Au-delà de sa dimension pédagogique et institutionnelle, la participation de L’Effet Pelapelaka à cette première édition ouvre également de nouvelles perspectives de coopération internationale.
Les échanges organisés à Douala ont permis à l’association mahoraise de découvrir d’autres initiatives africaines et d’envisager de futurs projets collaboratifs avec des structures engagées dans l’éducation aux médias et à l’information.
Mais l’une des annonces les plus marquantes concerne la perspective d’accueillir une prochaine édition du SALEMI à Mayotte.
« Nous repartons de Douala avec une meilleure connaissance de ce qui se fait ailleurs, des projets à mener en collaboration avec d’autres pays d’Afrique et un rendez-vous fixé en 2030 : accueillir à Mayotte le SALEMI », annonce Abby Said Adinani.
Si cette perspective se concrétise, elle permettrait à Mayotte de devenir un lieu de rencontre et d’échanges autour des enjeux de citoyenneté numérique, tout en valorisant les initiatives développées dans le territoire.
D’ici là, le Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information poursuivra son développement. Après Douala en 2026, les participants ont rendez-vous à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2027, pour une nouvelle édition.
Pour Mayotte, cette première participation témoigne de la volonté des acteurs associatifs locaux de prendre part aux réflexions internationales sur l’avenir de l’information, l’éducation numérique et le développement de l’esprit critique.
Une démarche qui rappelle que, face aux mutations rapides de l’environnement médiatique, l’éducation à l’information ne constitue plus seulement un enjeu pédagogique, mais également une condition essentielle à l’exercice d’une citoyenneté éclairée.
Organisé à l’initiative de Class pro autour du thème « Médias, citoyenneté numérique et démocratie : l’EMI sur tous les fronts », cet événement a rassemblé pendant trois jours des journalistes, chercheurs, éducateurs, représentants institutionnels, professionnels du numérique, organisations de la société civile et jeunes engagés.
Les échanges ont débuté le jeudi 8 octobre avec trois webinaires, avant de se poursuivre autour de six tables rondes et ateliers organisés les deux jours suivants.
Au cœur des discussions figuraient plusieurs problématiques majeures : la propagation de fausses informations, les discours de haine en ligne, le cyberharcèlement, les violences numériques, mais également les transformations engendrées par le développement de l’intelligence artificielle générative.
Au-delà du partage d'expériences, cette première édition avait pour ambition de favoriser l'émergence de réponses concrètes et durables, adaptées aux besoins des populations et aux spécificités des territoires.
Parmi les structures présentes à cette rencontre internationale, l’association mahoraise L’Effet Pelapelaka a contribué aux réflexions sur les enjeux de l’éducation aux médias et à l’information.
Représentée par sa présidente, la journaliste Abby Said Adinani, l’association a notamment présenté les initiatives qu’elle développe auprès de la jeunesse mahoraise.
Résidences, ateliers pédagogiques, projets de production de contenus et démarches de sensibilisation constituent autant d’actions destinées à accompagner les jeunes dans leur compréhension de l’environnement médiatique et numérique.
Ces initiatives reposent sur une approche de proximité, prenant en considération les réalités sociales, culturelles et linguistiques de Mayotte.
Une dimension essentielle pour Abby Said Adinani, qui souligne l’importance de construire des dispositifs pédagogiques accessibles et adaptés aux publics concernés.
« Parler des spécificités des uns et des autres nous fait réaliser nos différences, mais surtout nos similitudes. L’EMI est un enjeu démocratique et citoyen. La proximité avec les publics que nous souhaitons toucher, ainsi que les langues, doivent être au cœur de nos pratiques », explique la présidente de L’Effet Pelapelaka.
Cette participation a ainsi permis de mettre en lumière les expériences développées à Mayotte, tout en favorisant les échanges avec d’autres acteurs africains confrontés à des problématiques similaires.
L’un des principaux enseignements retenus par l’association mahoraise concerne la nécessité d’élargir les actions de sensibilisation au-delà du seul public jeune.
Alors que les usages numériques occupent une place croissante dans la vie quotidienne, les parents et les familles apparaissent également comme des acteurs essentiels dans l’apprentissage des bonnes pratiques informationnelles.
Pour L’Effet Pelapelaka, cette réflexion pourrait se traduire par le développement d’un nouvel axe d’intervention consacré à la parentalité numérique.
« Nous nous sommes rendus compte à quel point la parentalité numérique doit également devenir un axe de développement au sein de L’Effet Pelapelaka. Nous nous sommes beaucoup focalisés sur les jeunes, il est vrai. Nous allons voir comment intégrer davantage les familles autour de l’éducation aux médias et à l’information », précise Abby Said Adinani.
La journaliste rappelle que les enjeux liés à la circulation de l’information, à la vérification des sources et à l’utilisation des plateformes numériques concernent désormais toutes les générations.
« Après tout, nous sommes tous connectés. Il n’y a pas que les jeunes qui ont besoin d’outils pour faire face à cet océan numérique et informationnel : nous avons tous besoin de développer notre esprit critique. Cela doit devenir un élan et un réflexe collectif. »
Cette orientation pourrait ainsi contribuer à renforcer les actions de sensibilisation menées sur le territoire mahorais, en associant davantage les familles aux démarches éducatives.
Autre temps fort de cette première édition : l’adoption de la Déclaration de Douala sur l’Éducation aux Médias et à l’Information.
Intitulé « Pour une citoyenneté numérique éclairée, inclusive et souveraine en Afrique : des projets aux écosystèmes durables », ce texte entend inscrire l’éducation aux médias dans une perspective de long terme.
Il défend notamment l’idée selon laquelle l’EMI doit être considérée comme un bien commun et faire l’objet d’investissements durables.
La déclaration insiste également sur la nécessité de permettre aux territoires africains de concevoir leurs propres outils, méthodes et dispositifs éducatifs, plutôt que de se limiter à appliquer des solutions élaborées ailleurs.
Cette orientation souligne l’importance de prendre en compte les contextes locaux, les pratiques culturelles et les réalités linguistiques dans la construction des politiques d’éducation numérique.
Une approche qui fait écho aux initiatives défendues par L’Effet Pelapelaka à Mayotte, où l’adaptation des contenus et des méthodes pédagogiques constitue un élément central des actions menées auprès des publics.
Au-delà de sa dimension pédagogique et institutionnelle, la participation de L’Effet Pelapelaka à cette première édition ouvre également de nouvelles perspectives de coopération internationale.
Les échanges organisés à Douala ont permis à l’association mahoraise de découvrir d’autres initiatives africaines et d’envisager de futurs projets collaboratifs avec des structures engagées dans l’éducation aux médias et à l’information.
Mais l’une des annonces les plus marquantes concerne la perspective d’accueillir une prochaine édition du SALEMI à Mayotte.
« Nous repartons de Douala avec une meilleure connaissance de ce qui se fait ailleurs, des projets à mener en collaboration avec d’autres pays d’Afrique et un rendez-vous fixé en 2030 : accueillir à Mayotte le SALEMI », annonce Abby Said Adinani.
Si cette perspective se concrétise, elle permettrait à Mayotte de devenir un lieu de rencontre et d’échanges autour des enjeux de citoyenneté numérique, tout en valorisant les initiatives développées dans le territoire.
D’ici là, le Salon Africain de l’Éducation aux Médias et à l’Information poursuivra son développement. Après Douala en 2026, les participants ont rendez-vous à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2027, pour une nouvelle édition.
Pour Mayotte, cette première participation témoigne de la volonté des acteurs associatifs locaux de prendre part aux réflexions internationales sur l’avenir de l’information, l’éducation numérique et le développement de l’esprit critique.
Une démarche qui rappelle que, face aux mutations rapides de l’environnement médiatique, l’éducation à l’information ne constitue plus seulement un enjeu pédagogique, mais également une condition essentielle à l’exercice d’une citoyenneté éclairée.







