Le 19 août prochain dès 20h00 sera diffusé sur Canal+ Caraïbes, le documentaire "Le corps de la ville en Guadeloupe", réalisé par Nicolas Habas.
Produit par JPL Productions et coproduit par WIPS Production, le film propose pendant 52 minutes une traversée singulière de la Guadeloupe. La danse y devient un moyen de redécouvrir l'espace urbain, mais aussi l'architecture, les paysages et la mémoire sociale et humaine attachée à certains lieux.
Avant son passage à l'antenne, "Le corps de la ville en Guadeloupe" est déjà disponible via la chaîne digitale Canal+ Outremer.
Le documentaire s'appuie sur les univers de plusieurs chorégraphes, du contemporain de Léo Lérus et Myriam Soulanges au modern jazz de Nelson Rogier, en passant par la danse ethnique contemporaine de Léna Blou.
Tous partagent un même point de départ : faire dialoguer la danse avec un lieu auquel ils sont liés, pour faire émerger ce que les rues et les espaces naturels de Guadeloupe racontent de ceux qui les habitent.
À l'écran, dix danseurs créoles accompagnent cette balade entre Grande-Terre et Basse-Terre : Natty Montella, Stella Moutou, Ovide Carindo, Virginie Victor, Eric Gagneur, Stephanie Meylion-Reynette, alias Nefta Poetry, Syldie Hierso, Driss Vaton, Ritchy Cobral et Djokael Meri.
Plus qu'une succession de performances, le film cherche ainsi à saisir un imaginaire guadeloupéen à travers les gestes, les corps et les espaces.
Le dispositif imaginé autour du projet repose sur huit formes courtes d'environ six minutes, chacune construite autour d'un lieu et de son quotidien. L'idée n'est pas d'effacer la réalité pour fabriquer une scène de spectacle, mais au contraire de laisser la chorégraphie se confronter à ce qui s'y passe réellement.
Les passants, les usages du lieu et les mouvements ordinaires de la ville peuvent ainsi entrer dans la performance. Cette part d'imprévu nourrit des séquences pensées comme des parenthèses poétiques, tout en conservant une dimension profondément documentaire.
Entre les performances, la caméra s'attarde d'ailleurs sur les lieux eux-mêmes. Avant la danse, il y a la ville telle qu'elle est : son architecture, ses circulations, ses habitudes et parfois sa banalité.
Puis le danseur arrive. Il observe l'espace, s'y prépare et s'y inscrit progressivement. La chorégraphie transforme alors le décor en partenaire. Le corps humain et celui de la ville semblent se répondre jusqu'à ne former qu'une seule composition.
À travers ce parti pris, Nicolas Habas ne se contente pas de filmer des danseurs dans des paysages remarquables. Le corps de la ville en Guadeloupe entend également réinterroger certains lieux et leur mémoire, en faisant apparaître ce que le regard quotidien ne perçoit plus nécessairement.
La danse devient ici un outil de lecture du territoire. Elle révèle une façade, une rue, un espace naturel ou un mouvement urbain sous un angle différent. Le patrimoine n'est plus seulement contemplé : il est traversé, interprété et mis en mouvement.
Cette rencontre entre création chorégraphique et réalité documentaire donne au film sa singularité. Elle permet aussi de raconter la Guadeloupe sans discours démonstratif, en laissant les gestes et les espaces porter une partie du récit.
Réalisé, filmé, monté et en partie sonorisé par Nicolas Habas, le documentaire bénéficie du soutien de la Région Guadeloupe, du CNC et de CANAL+ Antilles.
La production déléguée est assurée par Christine Belenus et Jean-Pierre Lagrange. Christelle Berry intervient comme première assistante-réalisateur et aux repérages, aux côtés d'Elodie Paul à l'assistanat réalisation. Romane Weibel est chargée de production, avec François-Xavier Louison comme assistant de production.
Les prises de vues aériennes sont signées 360° Production, l'étalonnage est assuré par Antoine Lafay, tandis que la musique originale a été composée et interprétée par Yohan Landry.
Avec Le corps de la ville en Guadeloupe, la danse quitte ainsi les espaces qui lui sont traditionnellement consacrés pour investir le territoire. Une manière de faire du mouvement un langage et de la Guadeloupe, bien davantage qu'un décor : un personnage à part entière du documentaire.
Produit par JPL Productions et coproduit par WIPS Production, le film propose pendant 52 minutes une traversée singulière de la Guadeloupe. La danse y devient un moyen de redécouvrir l'espace urbain, mais aussi l'architecture, les paysages et la mémoire sociale et humaine attachée à certains lieux.
Avant son passage à l'antenne, "Le corps de la ville en Guadeloupe" est déjà disponible via la chaîne digitale Canal+ Outremer.
Dix danseurs pour raconter la Guadeloupe autrement
Le documentaire s'appuie sur les univers de plusieurs chorégraphes, du contemporain de Léo Lérus et Myriam Soulanges au modern jazz de Nelson Rogier, en passant par la danse ethnique contemporaine de Léna Blou.
Tous partagent un même point de départ : faire dialoguer la danse avec un lieu auquel ils sont liés, pour faire émerger ce que les rues et les espaces naturels de Guadeloupe racontent de ceux qui les habitent.
À l'écran, dix danseurs créoles accompagnent cette balade entre Grande-Terre et Basse-Terre : Natty Montella, Stella Moutou, Ovide Carindo, Virginie Victor, Eric Gagneur, Stephanie Meylion-Reynette, alias Nefta Poetry, Syldie Hierso, Driss Vaton, Ritchy Cobral et Djokael Meri.
Plus qu'une succession de performances, le film cherche ainsi à saisir un imaginaire guadeloupéen à travers les gestes, les corps et les espaces.
Quand la ville devient partenaire de la chorégraphie
Le dispositif imaginé autour du projet repose sur huit formes courtes d'environ six minutes, chacune construite autour d'un lieu et de son quotidien. L'idée n'est pas d'effacer la réalité pour fabriquer une scène de spectacle, mais au contraire de laisser la chorégraphie se confronter à ce qui s'y passe réellement.
Les passants, les usages du lieu et les mouvements ordinaires de la ville peuvent ainsi entrer dans la performance. Cette part d'imprévu nourrit des séquences pensées comme des parenthèses poétiques, tout en conservant une dimension profondément documentaire.
Entre les performances, la caméra s'attarde d'ailleurs sur les lieux eux-mêmes. Avant la danse, il y a la ville telle qu'elle est : son architecture, ses circulations, ses habitudes et parfois sa banalité.
Puis le danseur arrive. Il observe l'espace, s'y prépare et s'y inscrit progressivement. La chorégraphie transforme alors le décor en partenaire. Le corps humain et celui de la ville semblent se répondre jusqu'à ne former qu'une seule composition.
Un autre regard sur le patrimoine guadeloupéen
À travers ce parti pris, Nicolas Habas ne se contente pas de filmer des danseurs dans des paysages remarquables. Le corps de la ville en Guadeloupe entend également réinterroger certains lieux et leur mémoire, en faisant apparaître ce que le regard quotidien ne perçoit plus nécessairement.
La danse devient ici un outil de lecture du territoire. Elle révèle une façade, une rue, un espace naturel ou un mouvement urbain sous un angle différent. Le patrimoine n'est plus seulement contemplé : il est traversé, interprété et mis en mouvement.
Cette rencontre entre création chorégraphique et réalité documentaire donne au film sa singularité. Elle permet aussi de raconter la Guadeloupe sans discours démonstratif, en laissant les gestes et les espaces porter une partie du récit.
Une production soutenue localement
Réalisé, filmé, monté et en partie sonorisé par Nicolas Habas, le documentaire bénéficie du soutien de la Région Guadeloupe, du CNC et de CANAL+ Antilles.
La production déléguée est assurée par Christine Belenus et Jean-Pierre Lagrange. Christelle Berry intervient comme première assistante-réalisateur et aux repérages, aux côtés d'Elodie Paul à l'assistanat réalisation. Romane Weibel est chargée de production, avec François-Xavier Louison comme assistant de production.
Les prises de vues aériennes sont signées 360° Production, l'étalonnage est assuré par Antoine Lafay, tandis que la musique originale a été composée et interprétée par Yohan Landry.
Avec Le corps de la ville en Guadeloupe, la danse quitte ainsi les espaces qui lui sont traditionnellement consacrés pour investir le territoire. Une manière de faire du mouvement un langage et de la Guadeloupe, bien davantage qu'un décor : un personnage à part entière du documentaire.






