À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2026, le pôle Outre-mer de France Télévisions déploie une programmation exceptionnelle sur les antennes nationales, sur france.tv, sur La1ere.fr et sur l’offre numérique Outre-mer, ainsi que sur l’ensemble du Réseau des 1ère.
Documentaires inédits, podcast et cinéma mettront à l’honneur des figures féminines ultramarines d’hier et d’aujourd’hui, dont les parcours, souvent méconnus, éclairent les combats contemporains pour l’égalité et la justice.
Des documentaires pour réhabiliter les mémoires et questionner les héritages
Parmi les temps forts, le documentaire inédit « Jacqueline Manicom : une voix pour les femmes », diffusé le 2 mars sur France 3, La1ere.fr et france.tv, dresse le portrait d’une militante essentielle, longtemps invisibilisée dans le récit national. Cofondatrice du premier centre de planning familial des Outre-mer, engagée au sein du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du secrétariat national de Choisir la cause des femmes, Jacqueline Manicom fut une proche de Simone de Beauvoir et de Gisèle Halimi.
Réalisé par Martine Delumeau (52 min, Incognita Doc, 2026), le film explore la trajectoire d’une sage-femme et activiste dont l’engagement se situe à l’intersection de l’intime et du politique, et interroge les mécanismes d’effacement mémoriel.
En Outre-mer, le Réseau des 1ère proposera également « La fête des pères », un documentaire réalisé par Ayana O’Shun et produit par Bel Ange Moon Productions. À travers son propre récit et celui de femmes du Canada et de la Guadeloupe, la réalisatrice examine le phénomène des pères absents dans les communautés noires. Le film analyse les déterminants historiques, sociaux et culturels de cette réalité, et en mesure les conséquences sur les trajectoires féminines et les dynamiques communautaires. Une œuvre sensible et politique qui appelle à rompre le silence.
Toujours signé Ayana O’Shun, « Le mythe de la femme noire » sera également diffusé sur les antennes ultramarines. Ce documentaire décrypte les stéréotypes persistants qui pèsent sur les femmes afro-descendantes — hypersexualisation, assignation à des rôles maternels ou caricatures militantes — et donne la parole à des entrepreneures, artistes et chercheures. Le film met en lumière les stratégies de résistance et de déconstruction mises en œuvre face à ces représentations ancrées dans l’imaginaire collectif.
Un podcast pour revisiter les grandes figures du cinéma ultramarin
Sur La1ere.fr et l’application La 1ère, le podcast inédit « Zistoir », présenté par la journaliste Cécile Baquey, consacrera une série spéciale à deux personnalités féminines majeures du cinéma et de la culture ultramarine.
En quatre épisodes de 30 minutes produits par France Télévisions, ce voyage sonore enrichi d’archives et de témoignages reviendra sur le parcours de Sarah Maldoror, réalisatrice pionnière née en 1929 d’un père guadeloupéen, proche d’Aimé Césaire et figure des luttes décoloniales. À l’origine d’une quarantaine de films, elle a marqué durablement le paysage cinématographique par son regard singulier et engagé.
Le podcast mettra également en lumière Jenny Alpha, comédienne, danseuse, chanteuse et résistante. Arrivée à Paris à 19 ans, elle s’impose progressivement dans le monde du spectacle malgré les discriminations raciales, avant de triompher au théâtre classique dans les années 1960. Figure emblématique de la reconnaissance des artistes antillais, elle poursuivra sa carrière jusqu’à l’âge de 98 ans.
Une fiction internationale en écho aux combats des femmes
La programmation s’enrichira enfin du film « La tresse », réalisé par Laetitia Colombani et diffusé en Outre-mer sur les antennes du Réseau des 1ère. Adapté du roman éponyme, le long métrage suit les destins croisés de trois femmes en Inde, en Italie et au Canada. Smita, Giulia et Sarah, confrontées à des épreuves sociales, économiques ou sanitaires, incarnent chacune à leur manière la résilience et la solidarité féminine à l’échelle mondiale.
Une ligne éditoriale engagée et cohérente
À travers cette programmation transversale, documentaire d’investigation, récit mémoriel, analyse sociologique, création sonore et fiction internationale, le pôle Outre-mer de France Télévisions affirme une ligne éditoriale structurée autour de la visibilité des femmes ultramarines et de la transmission des luttes.
En mobilisant l’ensemble de ses supports, du linéaire au numérique, le groupe entend inscrire cette journée du 8 mars dans une dynamique pérenne : valoriser les trajectoires féminines issues des territoires ultramarins, interroger les représentations et contribuer, par le récit audiovisuel, à la consolidation des droits et de l’égalité.














