L’auteur français Emmanuel de Reynal signe un nouveau roman d’anticipation intitulé L’Écho d’avant, paru depuis le 5 février 2026 aux éditions L’Harmattan, dans la collection Rue des écoles. À travers ce récit à la fois poétique et lucide, l’écrivain interroge notre rapport au progrès, à la mémoire et à ce qui fonde l’essence même de l’humanité.
Dans un futur proche dominé par le dataïsme, chaque émotion, chaque geste et chaque pensée sont filtrés, notés et archivés par des systèmes algorithmiques omniprésents. La liberté individuelle s’est peu à peu dissoute au profit d’une conformité technologique totale. C’est dans ce monde optimisé que Naomi, jeune journaliste habituée aux chroniques rapides et calibrées, reçoit une mission en apparence anodine : écrire un article nostalgique sur « le monde d’avant ». Trois minutes de lecture, pas davantage.
Mais sa rencontre avec Le Gardien, dernier témoin d’une époque sans écrans, bouleverse sa perception du réel. De carnet en carnet, Naomi découvre un univers disparu fait de lenteur, de repas partagés, de lettres manuscrites, d’attentes sans smartphone, de liens de voisinage et de danses hésitantes. Une mémoire vivante qui fissure ses certitudes et révèle un manque profond qu’elle ne savait pas nommer.
Entre mémoire effacée et souvenirs préservés, L’Écho d’avant explore avec intensité une question centrale : que restera-t-il de notre humanité lorsque tout sera optimisé ? Emmanuel de Reynal livre ainsi un roman d’anticipation sensible, où le passé devient paradoxalement la dernière utopie possible.
Né en 1965 à Fort-de-France, Emmanuel de Reynal est un auteur français engagé dans la vie associative martiniquaise. Issu du monde de la publicité régionale, il développe une écriture attentive aux mutations sociales et aux fragilités humaines. Avec L’Écho d’avant, il confirme une voix singulière dans le paysage littéraire contemporain, à la croisée de la réflexion technologique et de la nostalgie humaniste.













