Publié le 21 octobre 2026 au Journal officiel, le décret n° 2026-971 modifiant le cahier des charges de Radio France fixe à 70 millions d’euros par an le plafond de ses recettes publicitaires, sans aucun sous-plafond. En ignorant délibérément l’avis de l’Arcom, l’exécutif accorde un blanc-seing commercial à l’audiovisuel public sur un marché en tension. L’Alliance de la Radio dénonce ce passage en force et étudie l’ensemble des voies de recours à sa disposition.
Si l’inclusion de l’ensemble des recettes publicitaires, y compris numériques, répond à une attente de l’Alliance de la Radio, le niveau excessif du plafond et l’absence de sous-plafonds accordent en réalité à Radio France une marge de manœuvre commerciale bien trop importante. Rappelons que la dotation publique de Radio France s’établit à 652,1 millions d’euros en 2025, que le groupe a réalisé 66,6 millions d’euros de recettes publicitaires et capté près de 40 % du segment digital de la radio en 2025.
Par conséquent, ce nouveau plafond à 70 millions d’euros par an menace directement les acteurs privés, en permettant à Radio France de capter une part encore plus importante du marché publicitaire.
Cette décision se fait au mépris de l’avis rendu par l’Arcom qui préconisait expressément de séparer linéaire et numérique par l’adoption de sous-plafonds pour protéger l’équilibre du secteur sous tension. Sans cette distinction étanche, le service public reste libre de ponctionner à sa guise le marché publicitaire autant sur la partie linéaire que numérique.
Cette décision va à l’encontre des engagements pris par le ministère de la Culture lors des Assises de la radio et fait fi des demandes de la filière privée, qui réclamait un plafond global strict de 52 millions d'euros réparti en deux sous-plafonds : 10 millions d’euros pour le numérique et 42 millions pour le linéaire (messages publicitaires, campagnes d'intérêt général et de parrainage).
Ce décret s’ajoute au redéploiement contesté des fréquences FM au profit de France Info, dont le Conseil d’État est déjà saisi. En permettant à un opérateur public subventionné de puiser sans garde-fou dans les ressources d’entreprises privées dépendantes de lapublicité, le Gouvernement fragilise l’équilibre économique de tout un écosystème, garant du pluralisme et de l’information avec 38 millions d’auditeurs quotidiens.
L’Alliance demande la révision immédiate à la baisse de ce plafond de 70 millions, l’instauration de sous-plafonds dédiés au linéaire (42 millions d'euros) et au numérique (10 millions d’euros) ainsi que le rétablissement du contrôle par trimestre du temps publicitaire, tout en se réservant le droit d’engager toute action légitime pour défendre les intérêts des radios privées.
Si l’inclusion de l’ensemble des recettes publicitaires, y compris numériques, répond à une attente de l’Alliance de la Radio, le niveau excessif du plafond et l’absence de sous-plafonds accordent en réalité à Radio France une marge de manœuvre commerciale bien trop importante. Rappelons que la dotation publique de Radio France s’établit à 652,1 millions d’euros en 2025, que le groupe a réalisé 66,6 millions d’euros de recettes publicitaires et capté près de 40 % du segment digital de la radio en 2025.
Par conséquent, ce nouveau plafond à 70 millions d’euros par an menace directement les acteurs privés, en permettant à Radio France de capter une part encore plus importante du marché publicitaire.
Cette décision se fait au mépris de l’avis rendu par l’Arcom qui préconisait expressément de séparer linéaire et numérique par l’adoption de sous-plafonds pour protéger l’équilibre du secteur sous tension. Sans cette distinction étanche, le service public reste libre de ponctionner à sa guise le marché publicitaire autant sur la partie linéaire que numérique.
Cette décision va à l’encontre des engagements pris par le ministère de la Culture lors des Assises de la radio et fait fi des demandes de la filière privée, qui réclamait un plafond global strict de 52 millions d'euros réparti en deux sous-plafonds : 10 millions d’euros pour le numérique et 42 millions pour le linéaire (messages publicitaires, campagnes d'intérêt général et de parrainage).
Ce décret s’ajoute au redéploiement contesté des fréquences FM au profit de France Info, dont le Conseil d’État est déjà saisi. En permettant à un opérateur public subventionné de puiser sans garde-fou dans les ressources d’entreprises privées dépendantes de lapublicité, le Gouvernement fragilise l’équilibre économique de tout un écosystème, garant du pluralisme et de l’information avec 38 millions d’auditeurs quotidiens.
« Le Gouvernement avait le choix : écouter l’Arcom ou servir les intérêts commerciaux de Radio France. En ignorant délibérément le régulateur, il organise lui-même une distorsion de concurrence qui fragilise toute la radio privée, nationale comme locale. Face à ce passage en force, nous n’excluons aucune voie de recours... »
Constance Benqué, Présidente de l’Alliance de la Radio
L’Alliance demande la révision immédiate à la baisse de ce plafond de 70 millions, l’instauration de sous-plafonds dédiés au linéaire (42 millions d'euros) et au numérique (10 millions d’euros) ainsi que le rétablissement du contrôle par trimestre du temps publicitaire, tout en se réservant le droit d’engager toute action légitime pour défendre les intérêts des radios privées.







