Comment préserver un héritage tout en préparant l'avenir ? Comment continuer à vivre de la terre lorsque les aléas du vivant, les contraintes économiques et les incertitudes de la transmission viennent remettre en question chaque certitude ?
C'est à ces interrogations que répond « La Terre de nos vies », une série documentaire de 26 minutes par épisode, diffusée chaque dimanche à 18h50 dès le 9 août sur Nouvelle-Calédonie La 1ère.
Réalisée par Alex Sigura et produite par Genesis Films Pacific, cette création invite les téléspectateurs à découvrir une Nouvelle-Calédonie loin des clichés touristiques. Au fil de quatre portraits profondément humains, elle met en lumière une ruralité contemporaine où chaque journée est guidée par le travail, la résilience et la volonté de transmettre un savoir-faire aux générations futures.
Une immersion dans le quotidien de ceux qui font vivre les campagnes calédoniennes
Loin des grands centres urbains, quatre Calédoniens ouvrent les portes de leur quotidien.
Tous partagent un même attachement à leur terre, mais chacun doit composer avec des réalités différentes. L'élevage, l'agriculture, le commerce rural ou encore les sports traditionnels deviennent ici les témoins d'un territoire vivant, où rien n'est jamais définitivement acquis.
Au fil des épisodes, le documentaire montre combien la vie rurale exige une adaptation permanente. Les cycles de la nature, les évolutions économiques, les contraintes familiales ou encore la question de la succession viennent sans cesse modifier les projets établis.
Plus qu'une simple chronique agricole, « La Terre de nos vies » s'intéresse à celles et ceux qui cherchent, jour après jour, à préserver un patrimoine matériel autant qu'humain.
Arnaud Dubosq, l'excellence au service de l'élevage Brahman
Le premier épisode suit Arnaud Dubosq, installé à La Tamoa, dont la passion est entièrement tournée vers l'amélioration génétique de son élevage de bovins Brahman.
Son objectif est clair : sélectionner les meilleures lignées afin de produire des animaux toujours mieux adaptés aux spécificités climatiques et environnementales de la Nouvelle-Calédonie.
Pendant plusieurs mois, toute son activité converge vers un rendez-vous incontournable : la Foire de Bourail, véritable vitrine du monde agricole calédonien.
Mais derrière les concours et les récompenses se cache une réalité beaucoup plus complexe. Une fois l'événement terminé, les imprévus reprennent rapidement le dessus. Les questions liées à la reproduction, aux ventes, aux équilibres économiques et aux aléas du vivant obligent Arnaud à revoir régulièrement ses stratégies.
Le documentaire montre avec finesse qu'en élevage, la réussite repose autant sur la rigueur que sur la capacité à s'adapter lorsque les plans initiaux ne se déroulent pas comme prévu.
Quatre histoires pour raconter un territoire
Aux côtés d'Arnaud, trois autres personnalités incarnent différentes facettes de cette Nouvelle-Calédonie rurale.
Théo partage son temps entre la Nouvelle-Calédonie et l'Australie afin de perfectionner sa pratique du rodéo. Son ambition est de faire de cette discipline un véritable métier tout en transmettant les connaissances acquises à l'étranger.
Sylvie, de son côté, poursuit l'activité de la porcherie créée par son père. Alors que l'histoire familiale connaît un tournant important, elle tente de préserver un héritage construit au fil des décennies.
Enfin, à Voh, Katia gère simultanément le commerce familial et une propriété transmise par son père et son grand-père. Entre responsabilités professionnelles et questionnements sur la relève, elle s'interroge sur la volonté de ses enfants de reprendre un jour cette histoire familiale.
Une réflexion universelle sur la transmission
Au-delà de ses paysages et de ses activités agricoles, « La Terre de nos vies » pose une question universelle : que signifie transmettre ?
À travers ces quatre parcours, la série évoque les choix de vie, les sacrifices, les doutes et les espoirs de celles et ceux qui souhaitent préserver un patrimoine tout en préparant l'avenir.
La transmission ne concerne pas uniquement une exploitation ou une entreprise familiale. Elle touche également les valeurs, les gestes, les connaissances et le lien profond qui unit ces femmes et ces hommes à leur territoire.
Un regard sensible sur la Nouvelle-Calédonie d'aujourd'hui
Avec une réalisation immersive et des témoignages empreints d'authenticité, Alex Sigura signe une œuvre qui dépasse largement le cadre du documentaire agricole.
En mettant en lumière les réalités du monde rural calédonien, « La Terre de nos vies » offre un regard sensible sur les mutations d'un territoire où continuer à vivre de la terre suppose aujourd'hui de conjuguer tradition, innovation et adaptation permanente.
Cette série constitue ainsi une véritable immersion dans une Nouvelle-Calédonie souvent méconnue, portée par des femmes et des hommes qui, malgré les incertitudes, poursuivent chaque jour leur engagement envers leur terre.







