L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) a officiellement mis en demeure l’association Radio Zirondel, exploitante du service « LFM Réunion », pour manquement à ses obligations d’émission sur la fréquence 89,4 MHz à Sainte-Suzanne.
Une absence prolongée de diffusion constatée
Cette mise en demeure fait suite à plusieurs constats effectués par un agent assermenté de l’ARCOM entre septembre 2025 et mars 2026. Selon ces procès-verbaux, aucun programme n’a été diffusé sur la fréquence concernée, en violation directe des engagements fixés par l’autorisation d’émettre accordée à Radio Zirondel.
L’association, titulaire d’une autorisation renouvelée en 2021 pour l’exploitation d’un service de radio de catégorie B en modulation de fréquence, est tenue de respecter des obligations précises, notamment en matière de continuité de diffusion. L’absence prolongée de programmes constitue ainsi un manquement caractérisé à la réglementation en vigueur.
Un rappel ferme au cadre légal
Dans sa décision, l’ARCOM s’appuie sur l’article 42 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, qui lui confère le pouvoir de mettre en demeure les éditeurs de services audiovisuels ne respectant pas leurs obligations.
L’autorité exige désormais de Radio Zirondel qu’elle reprenne ses émissions « dans les conditions prévues » par sa convention d’autorisation. À défaut, des sanctions plus lourdes pourraient être envisagées, allant jusqu’au retrait de la fréquence.
Un enjeu de pluralisme et de service local
Au-delà du cas particulier de Radio Zirondel, cette décision illustre la vigilance accrue du régulateur quant au respect du pluralisme des médias et à la bonne utilisation du spectre hertzien, ressource publique limitée.
À La Réunion, où les radios locales jouent un rôle essentiel dans l’information de proximité et l’expression culturelle, l’interruption d’un service autorisé peut fragiliser l’équilibre du paysage audiovisuel.
Cette mise en demeure sonne donc comme un avertissement clair : l’occupation d’une fréquence implique des responsabilités, que les opérateurs doivent impérativement assumer pour garantir la continuité du service au public.














