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Le Réseau des 1ère mobilisé pour la Journée nationale des mémoires de l’esclavage


Publié le Lundi 13 Avril 2026 à 12:03

              



© CC0 Creative Commons
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À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, célébrée chaque année le 10 mai, le Réseau des 1ère déploie une programmation spéciale ambitieuse et engagée.

À travers documentaires, fiction, spectacle vivant et court-métrage, cette offre éditoriale met en lumière une page fondamentale de l’histoire de France, tout en favorisant la transmission et la compréhension de ses héritages contemporains.


Une mémoire ancrée dans les territoires


Parmi les temps forts, le documentaire L’esclavage à Bourbon propose une plongée approfondie dans l’histoire de l’esclavage à La Réunion. Réalisé par Alexandre Boutié, ce film de 52 minutes, fruit de plus de deux ans de recherche, s’appuie sur des archives riches et les analyses de spécialistes pour retracer les grandes étapes de ce système, depuis l’arrivée des premiers captifs jusqu’à son abolition en 1848.

Au-delà du récit historique, l’œuvre interroge les traces laissées par l’esclavage dans la société réunionnaise actuelle. Héritages culturels, structures sociales et dynamiques économiques sont ainsi examinés pour mieux comprendre les enjeux identitaires contemporains.


La force de la poésie et de la scène


Le spectacle Black-Label, adaptation de l’œuvre du poète Léon-Gontran Damas, incarne un autre moment fort de cette programmation. Mis en scène par David Bobée et porté par JoeyStarr, ce spectacle revisite les grandes voix de la poésie antiraciste.

Accompagnés par la musicienne Sélène Saint-Aimé et le danseur Nicolas Moumbounou, les artistes proposent une performance hybride et inclusive, enrichie par l’interprétation en langue des signes du chansigneur Jules Turlet. Présenté à la Friche la Belle de Mai à Marseille dans le cadre du Festival La 1ère, ce spectacle témoigne de la vitalité des formes contemporaines de transmission mémorielle.


Regards croisés sur l’histoire à travers la fiction


Le court-métrage Cimarron transporte les téléspectateurs en Martinique au XVIIIe siècle. Il suit le destin tragique de Mathieu, esclave condamné à mort après plusieurs tentatives de fuite. Face à une alternative impossible, il accepte de devenir bourreau au Canada pour survivre. En 14 minutes, cette fiction interroge la violence du système esclavagiste et les dilemmes humains qu’il engendre.

Dans un registre plus ample, la série Enchaînés s’inscrit également dans cette exploration. Située à l’Île Bourbon en 1806, elle raconte le parcours d’Isaac, jeune esclave contraint de reconstruire une habitation dévastée par un cyclone, sous l’autorité de son maître, qui n’est autre que son père. Portée notamment par Olivier Gourmet, cette fiction en six épisodes mêle drame intime et fresque historique, mettant en lumière les mécanismes de domination et les fractures familiales issues de l’esclavage.


Une programmation au service de la transmission


Avec cette programmation spéciale, le Réseau des 1ère affirme son rôle de média de service public engagé dans le devoir de mémoire. En croisant les formats et les regards, il propose une approche plurielle de l’histoire de l’esclavage, favorisant à la fois la connaissance, l’émotion et la réflexion.

À l’heure où les questions mémorielles et identitaires occupent une place croissante dans le débat public, cette initiative contribue à rappeler l’importance de comprendre le passé pour mieux appréhender les enjeux du présent.



Mots Clés : Outre-Mer La 1ère

Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr depuis 15 ans. En savoir plus sur cet auteur

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