À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Guadeloupe la 1ère déploie une programmation spéciale du vendredi 6 au dimanche 8 mars, consacrée aux voix féminines du territoire. Trois jours de rencontres et d’entretiens pour donner à entendre celles qui, chacune à leur manière, participent à façonner la société guadeloupéenne contemporaine.
Huit parcours, une même exigence de parole
Durant ce week-end éditorial, la chaîne part à la rencontre de huit femmes aux trajectoires diverses, issues d’univers professionnels et personnels contrastés. Cheffes d’entreprise, professionnelles engagées, actrices associatives, figures publiques ou femmes aux parcours plus discrets : toutes livrent un regard singulier sur la place des femmes et l’état de leurs droits en Guadeloupe.
Parmi elles, Barbara Olivier-Zandronis, journaliste et réalisatrice, partage son analyse sur la représentation médiatique et la responsabilité des médias dans la construction des imaginaires. Maïté Perrault revient sur les défis de l’entrepreneuriat féminin dans un contexte économique insulaire, entre contraintes structurelles et dynamiques d’innovation.
La parole juridique est portée par Jane Morton, avocate honoraire, qui éclaire les évolutions législatives en matière de droits des femmes et les zones d’ombre encore persistantes. De son côté, Peggy Zadigue témoigne de son expérience au sein des forces de l’ordre, dans un environnement professionnel historiquement masculin.
Engagement, transmission et résilience
La programmation met également en lumière des trajectoires inspirantes dans des domaines parfois inattendus. Sarah-Aude Salbot évoque son parcours dans le bodybuilding professionnel, interrogeant les normes esthétiques et les représentations du corps féminin. Sarah Gobert, agricultrice et conceptrice de cosmétiques, incarne quant à elle une forme d’autonomie économique ancrée dans la valorisation des ressources locales.
Figure du monde culturel, Betty Benjamin-Belrain, membre fondatrice du groupe VIM, revient sur l’importance de la création artistique comme espace d’expression et de revendication. Enfin, Régine Jasor, éditrice, souligne le rôle fondamental du livre et de la transmission des savoirs dans la construction d’une mémoire collective féminine.
Des conversations sans artifice
Au-delà des profils, c’est la mise en dialogue des expériences qui constitue la colonne vertébrale de cette programmation spéciale. Les entretiens se répondent, se font écho et dessinent un panorama nuancé de la condition féminine en Guadeloupe.
Les thématiques abordées traversent les réalités sociales et économiques du territoire, les enjeux d’égalité professionnelle, la question de la transmission intergénérationnelle, la résilience face aux obstacles structurels et la capacité d’action des femmes dans tous les champs de la société.
Loin des discours convenus, la chaîne privilégie des conversations franches, incarnées, qui donnent à voir les avancées obtenues mais aussi les combats encore à mener.
En consacrant trois jours aux voix féminines locales, Guadeloupe la 1ère affirme sa volonté d’inscrire la Journée internationale des droits des femmes dans une perspective territoriale, concrète et prospective.
Parce que comprendre la condition des femmes aujourd’hui, c’est éclairer les enjeux de demain.
La programmation














