Le Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes (FIFAC) confirme son attractivité et son ancrage dans le paysage culturel ultramarin. Organisée du 6 au 10 octobre 2026 au Camp de la Transportation, à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, sa huitième édition s'est achevée sur un bilan particulièrement positif, marqué par une fréquentation historique et une programmation mettant à l'honneur la diversité des regards sur les sociétés amazoniennes et caribéennes.
Le festival a accueilli 6 184 spectateurs, soit une augmentation de 17 % par rapport à l'édition précédente. Un résultat qui témoigne de l'intérêt croissant du public pour le cinéma documentaire et de la place désormais occupée par le FIFAC parmi les rendez-vous culturels de la région.
Au total, 45 séances ont été organisées durant les cinq jours de festival, réunissant notamment 865 élèves dans le cadre des projections et des actions de sensibilisation à destination du jeune public.
La journée du vendredi 9 octobre a constitué le point culminant de cette huitième édition, avec 1 658 spectateurs recensés en une seule journée.
Cette mobilisation illustre la capacité du FIFAC à fédérer différents publics autour d'une proposition culturelle qui conjugue découverte cinématographique, réflexion citoyenne et valorisation des identités régionales.
La sélection officielle réunissait 35 films issus de 14 territoires, retenus parmi 225 œuvres reçues. Parmi eux figuraient 17 avant-premières, témoignant de la volonté du festival de favoriser la découverte de nouvelles productions.
La programmation accordait également une place importante aux réalisatrices, avec des films signés par 21 femmes. Les œuvres présentées abordaient notamment les questions de l'exil, de l'identité, de la mémoire coloniale et des héritages historiques.
Dès la soirée d'ouverture, un débat consacré à la restitution des restes humains coloniaux avait donné le ton d'une édition résolument tournée vers les enjeux de mémoire, de transmission et de reconnaissance.
Placée sous la présidence de Gisèle Pineau, écrivaine guadeloupéenne, cette huitième édition a distingué plusieurs productions documentaires pour leur force narrative, leur engagement et leur regard sur les réalités contemporaines.
Le jury principal réunissait également Théo Esparon, Véronique Chainon, Axel Shanga Lafleur et Ayana O'Shun.
Le Grand Prix FIFAC France Télévisions, récompensant un long-métrage en compétition, a été attribué à Uyariy de Javier Corcuera.
Deux mentions spéciales du jury ont également été décernées à Double citoyen de Rachelle Salnave et à Résurgence de Feguenson Hermogène.
Le Prix Demain France Télévisions, remis avec le Pôle Outre-mer de France Télévisions, a distingué Quand l'or devient poison de Franck Chassagnon. Une mention spéciale a été attribuée à El Río de los Espíritus, réalisé par le Colectivo Tawna et Nase Lino Sumpinanch.
Le Prix du meilleur court-métrage, soutenu par le Crédit Agricole Martinique Guyane, est revenu à Nan Ginen de Feguenson Hermogène.
De son côté, le Prix du jury lycéen, organisé avec SFR Caraïbe, a récompensé Résurgence, également réalisé par Feguenson Hermogène.
Enfin, le Prix du public, attribué dans la catégorie Écrans Parallèles avec Rhums Saint-Maurice, a été décerné à Jeunes sans limite, de la Guyane à l'Opéra de Paris de José Ramirez Romero et Jules Bonnel.
Le réalisateur haïtien Feguenson Hermogène s'impose comme l'une des figures marquantes du FIFAC 2026. Avec deux prix et une mention spéciale, il réalise une performance particulièrement remarquée au sein du palmarès.
Son film Résurgence a notamment suscité une vive émotion lors de la cérémonie de clôture. Les membres du jury lycéen ont choisi de lui remettre leur distinction à travers un slam, offrant l'un des moments les plus forts de la semaine.
Visiblement bouleversé par cet hommage, le cinéaste a chaleureusement remercié les jeunes jurés.
Cette reconnaissance témoigne également de la capacité du cinéma documentaire à créer un dialogue direct entre les créateurs et les nouvelles générations, au-delà des frontières géographiques et culturelles.
Au-delà des projections, le FIFAC 2026 a confirmé son engagement en faveur de l'éducation à l'image et de la participation des jeunes aux événements culturels.
Les séances scolaires, le jury lycéen et les podcasts réalisés par des collégiens ont permis d'associer activement les nouvelles générations à la manifestation.
Les jeunes reporters de Chronique du Maroni ont également assuré une couverture quotidienne du festival, avec la réalisation de cinq journaux et la retransmission en direct de la cérémonie de clôture.
Une démarche qui contribue à développer les compétences médiatiques et audiovisuelles des participants, tout en leur permettant de porter leur propre regard sur les œuvres et les rencontres proposées.
Lieu emblématique de Saint-Laurent-du-Maroni, le Camp de la Transportation a une nouvelle fois constitué le centre névralgique du FIFAC.
Cette année, la manifestation s'est appuyée sur une mobilisation collective particulièrement importante, réunissant les structures culturelles et créatives présentes sur le site.
Parmi elles figurent le Pôle Image Maroni, qui célèbre ses 20 ans, le Centre Dramatique Kokolampoe, le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) de la Ville ainsi que le fablab Manifact.
Les équipes techniques, les bénévoles, les partenaires et les professionnels des médias ont contribué au bon déroulement de l'événement, dans une atmosphère que les organisateurs décrivent comme chaleureuse et sereine.
Cette dynamique collective souligne le rôle du festival dans l'animation culturelle du territoire et sa capacité à fédérer les différents acteurs locaux autour d'un projet commun.
Le FIFAC ne se limite pas à la diffusion d'œuvres documentaires. Il constitue également un espace de rencontres et de coopération pour les professionnels de l'audiovisuel de la région.
À l'occasion de ses 12 ans, Doc Amazonie Caraïbe a poursuivi son accompagnement des auteurs et des projets documentaires issus de six territoires, de la Guyane au Brésil.
Les participants ont notamment bénéficié de séances de présentation de projets, également appelées pitchs, ainsi que de rencontres consacrées à la coproduction.
La journée professionnelle a permis d'aborder une problématique essentielle pour le développement de la filière audiovisuelle régionale : comment produire localement et développer des collaborations internationales tout en préservant la singularité des récits et des regards ?
Ces échanges participent à la structuration d'un écosystème documentaire capable de favoriser la circulation des œuvres, des compétences et des talents entre les territoires amazoniens et caribéens.
Le bilan de cette huitième édition témoigne également d'une visibilité médiatique significative.
Guyane la 1ère, partenaire principal du FIFAC, a accompagné l'événement tout au long de la semaine à travers ses antennes et ses supports numériques.
Au total, les organisateurs recensent 66 retombées médiatiques dans 16 médias, confirmant l'intérêt suscité par la manifestation auprès des acteurs de l'information.
Sur les réseaux sociaux, le festival annonce par ailleurs 287 000 vues, un indicateur de son rayonnement numérique. L'édition 2026 a également été marquée par l'ouverture d'un compte TikTok, destiné à renforcer sa présence auprès des publics connectés.
Fort de ce nouveau record de fréquentation, le Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes prépare désormais sa neuvième édition, programmée en octobre 2027.
D'ici là, le dispositif FIFAC Hors les Murs permettra de prolonger la manifestation au-delà de Saint-Laurent-du-Maroni, en proposant des projections de films issus de la sélection 2026 dans différentes communes de Guyane.
Une initiative qui vise à favoriser l'accès à la culture et à faire découvrir les œuvres documentaires à un public toujours plus large sur l'ensemble du territoire.
Porté par l'association AFIFAC, le festival est né d'une initiative conjointe de France Télévisions, de la Ville de Saint-Laurent-du-Maroni et du Pôle Image Maroni.
Avec une fréquentation en progression, une programmation internationale et une implication croissante des jeunes publics, le FIFAC confirme son rôle de rendez-vous culturel et professionnel majeur pour le cinéma documentaire en Guyane et dans l'espace Amazonie-Caraïbes.
Le festival a accueilli 6 184 spectateurs, soit une augmentation de 17 % par rapport à l'édition précédente. Un résultat qui témoigne de l'intérêt croissant du public pour le cinéma documentaire et de la place désormais occupée par le FIFAC parmi les rendez-vous culturels de la région.
Une fréquentation historique et 45 séances proposées
Au total, 45 séances ont été organisées durant les cinq jours de festival, réunissant notamment 865 élèves dans le cadre des projections et des actions de sensibilisation à destination du jeune public.
La journée du vendredi 9 octobre a constitué le point culminant de cette huitième édition, avec 1 658 spectateurs recensés en une seule journée.
Cette mobilisation illustre la capacité du FIFAC à fédérer différents publics autour d'une proposition culturelle qui conjugue découverte cinématographique, réflexion citoyenne et valorisation des identités régionales.
La sélection officielle réunissait 35 films issus de 14 territoires, retenus parmi 225 œuvres reçues. Parmi eux figuraient 17 avant-premières, témoignant de la volonté du festival de favoriser la découverte de nouvelles productions.
La programmation accordait également une place importante aux réalisatrices, avec des films signés par 21 femmes. Les œuvres présentées abordaient notamment les questions de l'exil, de l'identité, de la mémoire coloniale et des héritages historiques.
Dès la soirée d'ouverture, un débat consacré à la restitution des restes humains coloniaux avait donné le ton d'une édition résolument tournée vers les enjeux de mémoire, de transmission et de reconnaissance.
Un palmarès qui récompense la diversité des regards documentaires
Placée sous la présidence de Gisèle Pineau, écrivaine guadeloupéenne, cette huitième édition a distingué plusieurs productions documentaires pour leur force narrative, leur engagement et leur regard sur les réalités contemporaines.
Le jury principal réunissait également Théo Esparon, Véronique Chainon, Axel Shanga Lafleur et Ayana O'Shun.
Le Grand Prix FIFAC France Télévisions, récompensant un long-métrage en compétition, a été attribué à Uyariy de Javier Corcuera.
Deux mentions spéciales du jury ont également été décernées à Double citoyen de Rachelle Salnave et à Résurgence de Feguenson Hermogène.
Le Prix Demain France Télévisions, remis avec le Pôle Outre-mer de France Télévisions, a distingué Quand l'or devient poison de Franck Chassagnon. Une mention spéciale a été attribuée à El Río de los Espíritus, réalisé par le Colectivo Tawna et Nase Lino Sumpinanch.
Le Prix du meilleur court-métrage, soutenu par le Crédit Agricole Martinique Guyane, est revenu à Nan Ginen de Feguenson Hermogène.
De son côté, le Prix du jury lycéen, organisé avec SFR Caraïbe, a récompensé Résurgence, également réalisé par Feguenson Hermogène.
Enfin, le Prix du public, attribué dans la catégorie Écrans Parallèles avec Rhums Saint-Maurice, a été décerné à Jeunes sans limite, de la Guyane à l'Opéra de Paris de José Ramirez Romero et Jules Bonnel.
Feguenson Hermogène, grande révélation de cette huitième édition
Le réalisateur haïtien Feguenson Hermogène s'impose comme l'une des figures marquantes du FIFAC 2026. Avec deux prix et une mention spéciale, il réalise une performance particulièrement remarquée au sein du palmarès.
Son film Résurgence a notamment suscité une vive émotion lors de la cérémonie de clôture. Les membres du jury lycéen ont choisi de lui remettre leur distinction à travers un slam, offrant l'un des moments les plus forts de la semaine.
Visiblement bouleversé par cet hommage, le cinéaste a chaleureusement remercié les jeunes jurés.
Cette reconnaissance témoigne également de la capacité du cinéma documentaire à créer un dialogue direct entre les créateurs et les nouvelles générations, au-delà des frontières géographiques et culturelles.
La jeunesse au cœur du dispositif culturel et pédagogique
Au-delà des projections, le FIFAC 2026 a confirmé son engagement en faveur de l'éducation à l'image et de la participation des jeunes aux événements culturels.
Les séances scolaires, le jury lycéen et les podcasts réalisés par des collégiens ont permis d'associer activement les nouvelles générations à la manifestation.
Les jeunes reporters de Chronique du Maroni ont également assuré une couverture quotidienne du festival, avec la réalisation de cinq journaux et la retransmission en direct de la cérémonie de clôture.
Une démarche qui contribue à développer les compétences médiatiques et audiovisuelles des participants, tout en leur permettant de porter leur propre regard sur les œuvres et les rencontres proposées.
Le Camp de la Transportation, véritable cœur battant du festival
Lieu emblématique de Saint-Laurent-du-Maroni, le Camp de la Transportation a une nouvelle fois constitué le centre névralgique du FIFAC.
Cette année, la manifestation s'est appuyée sur une mobilisation collective particulièrement importante, réunissant les structures culturelles et créatives présentes sur le site.
Parmi elles figurent le Pôle Image Maroni, qui célèbre ses 20 ans, le Centre Dramatique Kokolampoe, le Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine (CIAP) de la Ville ainsi que le fablab Manifact.
Les équipes techniques, les bénévoles, les partenaires et les professionnels des médias ont contribué au bon déroulement de l'événement, dans une atmosphère que les organisateurs décrivent comme chaleureuse et sereine.
Cette dynamique collective souligne le rôle du festival dans l'animation culturelle du territoire et sa capacité à fédérer les différents acteurs locaux autour d'un projet commun.
Un rendez-vous professionnel qui renforce les échanges entre l'Amazonie et les Caraïbes
Le FIFAC ne se limite pas à la diffusion d'œuvres documentaires. Il constitue également un espace de rencontres et de coopération pour les professionnels de l'audiovisuel de la région.
À l'occasion de ses 12 ans, Doc Amazonie Caraïbe a poursuivi son accompagnement des auteurs et des projets documentaires issus de six territoires, de la Guyane au Brésil.
Les participants ont notamment bénéficié de séances de présentation de projets, également appelées pitchs, ainsi que de rencontres consacrées à la coproduction.
La journée professionnelle a permis d'aborder une problématique essentielle pour le développement de la filière audiovisuelle régionale : comment produire localement et développer des collaborations internationales tout en préservant la singularité des récits et des regards ?
Ces échanges participent à la structuration d'un écosystème documentaire capable de favoriser la circulation des œuvres, des compétences et des talents entre les territoires amazoniens et caribéens.
Un rayonnement médiatique renforcé, notamment sur les réseaux sociaux
Le bilan de cette huitième édition témoigne également d'une visibilité médiatique significative.
Guyane la 1ère, partenaire principal du FIFAC, a accompagné l'événement tout au long de la semaine à travers ses antennes et ses supports numériques.
Au total, les organisateurs recensent 66 retombées médiatiques dans 16 médias, confirmant l'intérêt suscité par la manifestation auprès des acteurs de l'information.
Sur les réseaux sociaux, le festival annonce par ailleurs 287 000 vues, un indicateur de son rayonnement numérique. L'édition 2026 a également été marquée par l'ouverture d'un compte TikTok, destiné à renforcer sa présence auprès des publics connectés.
Le FIFAC donne déjà rendez-vous en octobre 2027
Fort de ce nouveau record de fréquentation, le Festival International du Film documentaire Amazonie-Caraïbes prépare désormais sa neuvième édition, programmée en octobre 2027.
D'ici là, le dispositif FIFAC Hors les Murs permettra de prolonger la manifestation au-delà de Saint-Laurent-du-Maroni, en proposant des projections de films issus de la sélection 2026 dans différentes communes de Guyane.
Une initiative qui vise à favoriser l'accès à la culture et à faire découvrir les œuvres documentaires à un public toujours plus large sur l'ensemble du territoire.
Porté par l'association AFIFAC, le festival est né d'une initiative conjointe de France Télévisions, de la Ville de Saint-Laurent-du-Maroni et du Pôle Image Maroni.
Avec une fréquentation en progression, une programmation internationale et une implication croissante des jeunes publics, le FIFAC confirme son rôle de rendez-vous culturel et professionnel majeur pour le cinéma documentaire en Guyane et dans l'espace Amazonie-Caraïbes.







