Le compte à rebours est lancé pour la succession de Laure de la Raudière à la tête de l'Arcep. Le Gouvernement a publié un appel à candidatures afin de désigner le futur président ou la future présidente de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse. La personne retenue exercera un mandat unique de six ans, non renouvelable, à compter du 3 janvier 2027.
Créée en 1996, l'Arcep occupe une place centrale dans l'écosystème numérique français. Autorité administrative indépendante, elle veille au bon fonctionnement des marchés des communications électroniques, des services postaux et de la distribution de la presse. Son rôle est de garantir un équilibre entre les intérêts des opérateurs privés, les besoins des utilisateurs et les objectifs fixés par les pouvoirs publics en matière de couverture du territoire, de concurrence et d'innovation.
Dans un contexte marqué par le déploiement continu de la fibre optique, l'essor de la 5G, la préparation des futurs réseaux mobiles, les enjeux liés à la souveraineté numérique et la transformation des services postaux, la présidence de l'Arcep constitue un poste particulièrement stratégique. L'autorité dispose de compétences étendues en matière de réglementation, d'autorisation, de contrôle, de règlement des différends entre acteurs du secteur et de sanction lorsque cela est nécessaire.
L'institution s'appuie sur un collège composé de sept membres, désignés dans le respect de la parité entre les femmes et les hommes, ainsi que sur près de 185 collaborateurs aux profils variés, réunissant notamment des ingénieurs, économistes, juristes et spécialistes des politiques publiques.
Des critères d'éligibilité précis
Conformément à l'article L.130 du Code des postes et des communications électroniques, le président de la République procédera à la nomination du futur président de l'Arcep à l'issue d'une procédure de sélection ouverte et transparente.
Les candidats devront justifier de solides qualifications économiques, juridiques ou techniques, ainsi que d'une expertise reconnue dans les domaines des communications électroniques, des postes, de la distribution de la presse ou de l'économie des territoires. Ils devront également être âgés de moins de 65 ans au moment de leur nomination.
Un dossier à déposer avant le 31 août 2026
Les personnes intéressées disposent jusqu'au 31 août 2026 à minuit pour transmettre leur candidature en un seul envoi à l'adresse électronique dédiée du ministère chargé du Numérique.
Le dossier devra impérativement comprendre :
- un curriculum vitae ;
- une lettre de motivation ;
- une fiche de renseignements complétée selon le modèle officiel ;
- une lettre d'engagement déontologique, également conforme au modèle fourni par l'administration.
Toute candidature incomplète ou ne répondant pas aux critères d'éligibilité ou d'incompatibilité sera automatiquement écartée.
Une sélection en plusieurs étapes
À l'issue de la phase de dépôt des dossiers, les services du ministère chargé du Numérique établiront une première sélection. Sur cette base, un panel de personnalités qualifiées auditionnera jusqu'à cinq candidats ou candidates.
À l'issue de ces auditions, le panel formulera une recommandation qui sera transmise au président de la République, seul compétent pour procéder à la nomination du futur président de l'Arcep.
Cette désignation sera particulièrement observée par l'ensemble des acteurs du numérique, des télécommunications, des services postaux et des médias, tant les décisions de l'Arcep influencent le développement des infrastructures, les conditions de concurrence entre opérateurs, la qualité des services proposés aux consommateurs ainsi que les grands équilibres du marché français des communications électroniques.






