Le cinéma réunionnais s’apprête une nouvelle fois à franchir les frontières de l’océan Indien. Scarlet Blue vient d’être sélectionné en compétition officielle au Cinefantasy – Festival Internacional de Cinema Fantástico, l’un des rendez-vous consacrés au cinéma de genre au Brésil et en Amérique latine.
Cette nouvelle invitation porte à 39 le nombre de sélections officielles obtenues par le long métrage à travers le monde, auxquelles s'ajoutent 14 récompenses. Une trajectoire particulièrement dense pour le deuxième long métrage d’Aurélia Mengin-Lecreulx, cinéaste originaire de La Réunion dont l'univers navigue entre fantastique, expérimentation visuelle et exploration de l'intime.
Pour sa présentation au public brésilien, Scarlet Blue prendra le titre portugais Azul Escarlate. Le film doit être projeté mercredi 2 septembre à 20h, à l'Auditório du Museu da Imagem e do Som (MIS), à São Paulo.
Situé dans le quartier de Jardim Europa, le MIS constitue l'une des institutions culturelles consacrées à l'image et à l'audiovisuel de la métropole brésilienne. C'est dans ce cadre que le long métrage poursuivra son parcours festivalier et rencontrera un nouveau public à plusieurs milliers de kilomètres de La Réunion.
Pour Aurélia Mengin-Lecreulx, cette sélection revêt une dimension particulière. Au-delà de la reconnaissance accordée au film, la réalisatrice y voit une nouvelle occasion de faire rayonner La Réunion sur la scène cinématographique internationale.
« La Réunion est dans mon cinéma parce qu’elle vit dans la cinéaste que je suis », souligne-t-elle, rappelant combien son territoire d'origine demeure constitutif de son identité artistique, y compris lorsque ses œuvres ne mettent pas directement en scène l'île.
Cette relation entre territoire et création ne passe pas nécessairement, chez la cinéaste, par une représentation littérale de La Réunion. Aurélia Mengin-Lecreulx revendique au contraire une influence plus profonde, inscrite dans sa manière de construire ses récits, de filmer les corps et d'interroger les êtres.
La réalisatrice explique que son identité métisse et insulaire façonne son regard sur le monde, les territoires et les histoires qu'elle porte à l'écran. Une empreinte qu'elle considère comme indissociable de son travail de mise en scène.
Son rapport à la création s'est également construit au contact de l'art contemporain. La cinéaste évoque notamment l'influence de son enfance et des œuvres de son père, l'artiste Vincent Mengin-Lecreulx, dans la formation de son imaginaire.
Cette filiation artistique accompagne aujourd'hui une volonté de développer un cinéma capable de conjuguer identité personnelle et questionnements universels, tout en s'affranchissant des conventions traditionnelles du genre.
« Je ne crois pas que l’identité d’un artiste se mesure uniquement à la présence d’un décor, d’un paysage ou d’une histoire locale. Elle se dépose dans une œuvre de manière plus profonde, plus intime et plus complexe », explique la réalisatrice.
À travers les nombreuses sélections internationales de Scarlet Blue, Aurélia Mengin-Lecreulx entend ainsi porter avec elle une partie de son histoire et de son territoire, tout en défendant la capacité d'un cinéma fantastique singulier né dans l'océan Indien à trouver sa place auprès de publics internationaux.
Créé en 2004, le Cinefantasy – Festival Internacional de Cinema Fantástico s'est progressivement imposé parmi les manifestations brésiliennes consacrées au cinéma fantastique.
Sa programmation explore un large spectre du cinéma de genre, de l'horreur à la science-fiction, en passant par la fantasy, le suspense et les formes hybrides ou expérimentales. Le festival entend notamment défendre des œuvres indépendantes et des propositions artistiques capables de renouveler les codes du fantastique.
Le Cinefantasy est par ailleurs membre fondateur de la FANTLATAM – Aliança Latino-Americana de Festivais de Cinema Fantástico et de l'ABRAFAN – Associação Brasileira de Festivais de Cinema Fantástico, deux réseaux participant à la structuration et à la promotion du cinéma fantastique en Amérique latine et au Brésil.
L'événement accorde également une place importante aux questions de représentation et de diversité, avec des espaces de programmation dédiés notamment aux réalisatrices, aux cinémas LGBTQIAPN+, aux cinéastes noirs ainsi qu'aux nouvelles générations de créateurs.
Une ligne éditoriale qui rejoint la démarche défendue par Aurélia Mengin-Lecreulx, attachée à un cinéma fantastique libre, pluriel et affranchi des cadres conventionnels.
Avec cette sélection brésilienne, Scarlet Blue poursuit donc une carrière internationale déjà particulièrement fournie. Trente-neuf sélections officielles et quatorze récompenses jalonnent désormais le parcours du deuxième long métrage de la réalisatrice réunionnaise.
Son passage au Cinefantasy constitue aussi une nouvelle vitrine pour la création issue de La Réunion. À São Paulo, sous le titre Azul Escarlate, le film portera ainsi jusqu'au public brésilien un univers artistique façonné, en partie, à plusieurs milliers de kilomètres de là, dans l'océan Indien.
Cette nouvelle invitation porte à 39 le nombre de sélections officielles obtenues par le long métrage à travers le monde, auxquelles s'ajoutent 14 récompenses. Une trajectoire particulièrement dense pour le deuxième long métrage d’Aurélia Mengin-Lecreulx, cinéaste originaire de La Réunion dont l'univers navigue entre fantastique, expérimentation visuelle et exploration de l'intime.
Azul Escarlate à l'affiche à São Paulo
Pour sa présentation au public brésilien, Scarlet Blue prendra le titre portugais Azul Escarlate. Le film doit être projeté mercredi 2 septembre à 20h, à l'Auditório du Museu da Imagem e do Som (MIS), à São Paulo.
Situé dans le quartier de Jardim Europa, le MIS constitue l'une des institutions culturelles consacrées à l'image et à l'audiovisuel de la métropole brésilienne. C'est dans ce cadre que le long métrage poursuivra son parcours festivalier et rencontrera un nouveau public à plusieurs milliers de kilomètres de La Réunion.
Pour Aurélia Mengin-Lecreulx, cette sélection revêt une dimension particulière. Au-delà de la reconnaissance accordée au film, la réalisatrice y voit une nouvelle occasion de faire rayonner La Réunion sur la scène cinématographique internationale.
« La Réunion est dans mon cinéma parce qu’elle vit dans la cinéaste que je suis », souligne-t-elle, rappelant combien son territoire d'origine demeure constitutif de son identité artistique, y compris lorsque ses œuvres ne mettent pas directement en scène l'île.
Une identité réunionnaise au-delà des paysages
Cette relation entre territoire et création ne passe pas nécessairement, chez la cinéaste, par une représentation littérale de La Réunion. Aurélia Mengin-Lecreulx revendique au contraire une influence plus profonde, inscrite dans sa manière de construire ses récits, de filmer les corps et d'interroger les êtres.
La réalisatrice explique que son identité métisse et insulaire façonne son regard sur le monde, les territoires et les histoires qu'elle porte à l'écran. Une empreinte qu'elle considère comme indissociable de son travail de mise en scène.
Son rapport à la création s'est également construit au contact de l'art contemporain. La cinéaste évoque notamment l'influence de son enfance et des œuvres de son père, l'artiste Vincent Mengin-Lecreulx, dans la formation de son imaginaire.
Cette filiation artistique accompagne aujourd'hui une volonté de développer un cinéma capable de conjuguer identité personnelle et questionnements universels, tout en s'affranchissant des conventions traditionnelles du genre.
« Je ne crois pas que l’identité d’un artiste se mesure uniquement à la présence d’un décor, d’un paysage ou d’une histoire locale. Elle se dépose dans une œuvre de manière plus profonde, plus intime et plus complexe », explique la réalisatrice.
À travers les nombreuses sélections internationales de Scarlet Blue, Aurélia Mengin-Lecreulx entend ainsi porter avec elle une partie de son histoire et de son territoire, tout en défendant la capacité d'un cinéma fantastique singulier né dans l'océan Indien à trouver sa place auprès de publics internationaux.
Cinefantasy, un rendez-vous majeur du cinéma de genre
Créé en 2004, le Cinefantasy – Festival Internacional de Cinema Fantástico s'est progressivement imposé parmi les manifestations brésiliennes consacrées au cinéma fantastique.
Sa programmation explore un large spectre du cinéma de genre, de l'horreur à la science-fiction, en passant par la fantasy, le suspense et les formes hybrides ou expérimentales. Le festival entend notamment défendre des œuvres indépendantes et des propositions artistiques capables de renouveler les codes du fantastique.
Le Cinefantasy est par ailleurs membre fondateur de la FANTLATAM – Aliança Latino-Americana de Festivais de Cinema Fantástico et de l'ABRAFAN – Associação Brasileira de Festivais de Cinema Fantástico, deux réseaux participant à la structuration et à la promotion du cinéma fantastique en Amérique latine et au Brésil.
L'événement accorde également une place importante aux questions de représentation et de diversité, avec des espaces de programmation dédiés notamment aux réalisatrices, aux cinémas LGBTQIAPN+, aux cinéastes noirs ainsi qu'aux nouvelles générations de créateurs.
Une ligne éditoriale qui rejoint la démarche défendue par Aurélia Mengin-Lecreulx, attachée à un cinéma fantastique libre, pluriel et affranchi des cadres conventionnels.
Une 39e étape dans un parcours international
Avec cette sélection brésilienne, Scarlet Blue poursuit donc une carrière internationale déjà particulièrement fournie. Trente-neuf sélections officielles et quatorze récompenses jalonnent désormais le parcours du deuxième long métrage de la réalisatrice réunionnaise.
Son passage au Cinefantasy constitue aussi une nouvelle vitrine pour la création issue de La Réunion. À São Paulo, sous le titre Azul Escarlate, le film portera ainsi jusqu'au public brésilien un univers artistique façonné, en partie, à plusieurs milliers de kilomètres de là, dans l'océan Indien.







