Le commerce guadeloupéen confirme son rôle de moteur de l'insertion professionnelle. Selon les derniers chiffres dévoilés par l'Opcommerce, opérateur de compétences de vingt branches professionnelles du secteur, 654 contrats d'alternance ont été signés en Guadeloupe en 2025, contre un niveau légèrement inférieur un an plus tôt, soit une progression de 1 %. Une performance d'autant plus notable qu'elle intervient dans un contexte marqué par la diminution des aides publiques destinées à soutenir l'apprentissage.
Un secteur qui continue d'investir dans les compétences
Sur les 654 contrats enregistrés, 651 relèvent de l'apprentissage et 3 du contrat de professionnalisation, confirmant la prédominance de cette voie de formation auprès des entreprises du commerce. En parallèle, le secteur demeure un employeur majeur sur le territoire avec 7 614 salariés répartis dans 1 565 entreprises.
Pour Sandrine Natolo, déléguée territoriale Guadeloupe de l'Opcommerce, cette dynamique traduit la confiance des entreprises dans un dispositif devenu incontournable pour répondre à leurs besoins de recrutement.
« En 2025, les entreprises du commerce continuent d'ouvrir leurs portes aux jeunes et d'investir massivement dans l'alternance (...). L'alternance confirme son rôle essentiel pour répondre aux besoins en compétences des entreprises du commerce », souligne-t-elle.
Les TPE en première ligne
L'étude met en évidence l'implication des entreprises de toutes tailles, avec une mobilisation particulièrement forte des très petites entreprises (moins de 11 salariés).
Ces dernières représentent 61 % des employeurs ayant recruté un apprenti et 67 % des entreprises ayant eu recours à un contrat de professionnalisation. Les entreprises comptant entre 11 et 49 salariés demeurent également très engagées, avec 31 % des contrats d'apprentissage et 33 % des contrats de professionnalisation signés dans cette catégorie. Les graphiques présentés dans le document illustrent clairement cette prédominance des petites structures dans le recours à l'alternance.
Plus de 250 métiers accessibles
L'Opcommerce rappelle que le commerce ne se limite pas aux métiers de la vente. Le secteur couvre aujourd'hui plus de 250 métiers, aussi bien dans le commerce de proximité que dans le e-commerce, l'import-export, le bricolage, les loisirs ou encore l'alimentaire.
Accessible à tous les niveaux de qualification, l'alternance offre des perspectives d'évolution variées, répondant aux besoins d'un secteur en constante transformation.
Les formations les plus recherchées
Les formations de niveau BTS ou BUT concentrent près de la moitié des contrats d'apprentissage signés en Guadeloupe, soit 48 % des dossiers. Elles devancent les formations de niveau Bac (29 %), Licence (14 %), tandis que les niveaux CAP (5 %) et Master (4 %) représentent une part plus limitée des recrutements.
Parmi les cursus les plus prisés figurent :
- TP Conseiller de vente (21 %) ;
- BTS Management commercial opérationnel (19 %) ;
- TP Manager d'unité marchande (16 %).
Concernant les contrats de professionnalisation, le BTS Comptabilité et gestion concentre 67 % des signatures, devant le Master Management et commerce international avec 33 %.
Un véritable tremplin vers l'emploi durable
L'alternance demeure un puissant levier d'insertion professionnelle. Les données publiées par l'Opcommerce montrent que 87 % des salariés du commerce en Guadeloupe occupent un contrat à durée indéterminée (CDI). La majorité des effectifs est constituée d'employés et d'ouvriers (78 %), tandis que les agents de maîtrise représentent 16 % des salariés et les cadres 6 %.
Une dynamique qui résiste malgré un contexte moins favorable
À l'échelle nationale, 107 051 contrats d'alternance ont été signés dans les entreprises du commerce en 2025, soit un léger recul de 3 % par rapport à 2024. Malgré cette baisse, le secteur demeure l'un des principaux utilisateurs de l'apprentissage en France, représentant près de 12 % de l'ensemble des contrats d'apprentissage signés tous secteurs confondus.
En Guadeloupe, la progression enregistrée cette année illustre ainsi la capacité des entreprises locales à maintenir leurs investissements dans la formation des jeunes, malgré un environnement économique et réglementaire moins favorable. Une dynamique qui confirme le rôle central de l'alternance dans le développement des compétences et la préparation des futurs professionnels du commerce.







