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Mieux connaître la biodiversité des écosystèmes coralliens : de nouveaux outils d’imagerie sous-marine testés à La Réunion jusqu’à 100 m de profondeur


Rédigé le Vendredi 3 Décembre 2021 à 07:00 |




© Ifremer, C. Tréguier
© Ifremer, C. Tréguier
Une équipe de scientifiques de l’Ifremer en collaboration avec plusieurs partenaires dont la Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement de La Réunion (DEAL), Direction de la mer sud océan Indien (DSMOI), UMR Entropie (IRD, Université de la Réunion, Ifremer, CNRS, Université de Nouvelle-Calédonie), bureau d'études Marex, membres du groupe de travail « Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » (ZNIEFF) de La Réunion, Grand Port Maritime de La Réunion (GPMLR), entreprise « Travaux Sous-Marins Océan Indien » (TSMOI) testent actuellement sur les côtes réunionnaises de nouveaux outils d’imagerie sous-marine pour cartographier finement les récifs coralliens, mieux connaître leur biodiversité et évaluer leur état de santé.

Equipé pour l’occasion d’une caméra hyperspectrale et d’un appareil photo numérique très haute définition, le robot sous-marin de la Flotte océanographique française, Vortex, explore des coraux jusqu’à 100 m de profondeur, là où les plongeurs ne peuvent se rendre que difficilement. 

Fragilisés et menacés par les pressions anthropiques et le changement climatique, les écosystèmes coralliens sont surveillés de près. Bordée par des récifs plus ou moins dégradés selon les secteurs, les côtes Ouest et Sud de l’Ile de La Réunion font l’objet d’une vigilance particulière. Les scientifiques y traquent toute trace de blanchissement ou autre indice de mauvaise santé des coraux, que ce soit par observation directe en plongée sous-marine ou par imagerie aérienne ou satellite.

Ces méthodes complémentaires sont cependant limitées par la profondeur : au-delà de 10 mètres, la tranche d’eau altère la qualité des données récoltées depuis le ciel ou l’espace ; au-delà de 20 mètres, le suivi par un plongeur autonome devient difficile – notamment sur les pentes externes entre Saint-Benoît et Saint-Pierre, qui sont balayées par de forts courants et exposées à de fortes houles donc peu accessibles et peu connues.

Pour que les nombreuses espèces de coraux qui colonisent ces pentes récifales profondes ne passent plus sous leurs radars, des scientifiques de différentes unités de l’Ifremer et de l’Université de La Réunion testent une nouvelle solution dans le cadre du projet Récif3D utilisant le Vortex.

Doté d’un câble léger, ce robot sous-marin développé par la direction de la Flotte océanographique française, peut être déployé depuis un petit navire. Il a été récemment modernisé pour descendre jusqu'à 200 m de profondeur.

Equipé pour l’occasion d’une caméra hyperspectrale sous-marine et un appareil photo numérique très haute définition, il sillonne les écosystèmes coralliens de la surface jusqu’à 100 mètres de profondeur.

Grâce aux images ainsi recueillies, les scientifiques seront capables de reconstruire finement les lieux en 3D, de distinguer les différents habitats (coraux, roches, sable, algues …) et les différentes espèces présentes ainsi que de collecter des informations pour évaluer l’état écologique des récifs.  A partir de ces images, un film sera réalisé et diffusé auprès des habitants et des scolaires de l’île. Munis d’un casque de réalité virtuelle, ils pourront « plonger » à la découverte des fonds sous-marins de leur île comme dans un jeu vidéo.  

Dans un premier temps, le Vortex est déployé entre 5 et 20 mètres de profondeur. Des plongeurs descendent sur les mêmes zones.
 
« Nous pouvons ainsi comparer les résultats acquis par les plongeurs et les caméras du Vortex afin de savoir si l’imagerie hyperspectrale et l’imagerie haute-résolution peuvent se substituer au suivi humain ou le compléter », explique Cathy Tréguier, ingénieure en environnement à au sein de la délégation océan Indien de I‘Ifremer (DOI) et coordinatrice du projet Récif3D.

Au-delà de 20 mètres de profondeur, le Vortex plonge seul. Les images haute définition seront ensuite analysées par des experts qui sauront dire s’il est pertinent de les utiliser pour améliorer notre connaissance des écosystèmes coralliens et évaluer leur état de santé. L’enjeu de la mission est pluriel.
 
« Il s’agit de tester la capacité technique du Vortex à se déplacer dans un contexte potentiellement chahuté par des courants forts mais aussi de mesurer l’intérêt de ces deux méthodes d’acquisition d‘informations dans le cadre d’inventaires et d’opérations de suivi des habitats coralliens », conclut la coordinatrice du projet.

Les connaissances techniques acquises lors de ce projet permettront également de définir les caractéristiques d’un futur drone sous-marin adapté à la navigation dans ces habitats.


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