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La Fondation L'Oréal et l'UNESCO récompensent 7 jeunes chercheuses d’Outre-Mer




Elles recevront le 12 octobre prochain, le Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science.


Le Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science représente une immense reconnaissance pour elles et un soutien spécifique à un moment clé de leur carrière. D’une part, ces scientifiques prometteuses vont se voir attribuer une dotation qui les aidera à poursuivre leurs travaux de recherche. D’autres part, elles vont bénéficier de formations en communication et en leadership visant à leur donner des moyens supplémentaires pour mieux affronter le « plafond de verre » et mieux valoriser leurs recherches scientifiques.
 
Aujourd’hui encore, les femmes sont trop peu présentes dans la recherche scientifique : elles représentent seulement 33,3 % des chercheurs dans le monde, et 28 % en France. De plus, en Europe, seulement 14 % des hautes fonctions académiques en sciences sont exercées par des femmes. Moins de 4 % des prix Nobel de sciences ont été décernés à des femmes dans le monde. Cet écart de représentation féminine dans les carrières scientifiques s’est davantage creusé avec la crise de la COVID-19 alors que les enjeux sanitaires et environnementaux à relever sont plus forts que jamais.

La Fondation L’Oréal réaffirme son engagement aux côtés des femmes pour valoriser leur excellence scientifique
Les deux dernières années, profondément marquées par les crises sanitaire et climatique, ont confirmé qu’il fallait mobiliser tous les talents pour répondre aux grands enjeux planétaires actuels.
 
Pour la 16ème édition du Prix Jeunes Talents France, 35 jeunes brillantes chercheuses, 23 doctorantes et 12 post-doctorantes, seront récompensées et recevront une bourse de recherche (15 000 euros pour les doctorantes et 20 000 euros pour les post-doctorantes).

Sélectionnées en France par un jury d’excellence parmi 660 candidatures, elles proviennent de France métropolitaine et des régions d’Outre-mer, et sont issues de domaines de recherche très divers (sciences de la matière, de la vie et de l’environnement, de l’ingénieur et de la technologie ou encore issues des sciences formelles).

Ces jeunes chercheuses qui souhaitent partager et transmettre leur passion pour la science afin d’inspirer les scientifiques de demain représentent la nouvelle génération de chercheuses d’excellence. Puissent-elles, en tant que rôle modèle, permettre de mettre fin à l’auto-censure et au manque de confiance des femmes dans les carrières scientifiques et contribuer à renforcer la représentation de femmes audacieuses en science.

Présentation des chercheuses ultramarines récompensées

Mathilde HIS / Credit photo Jean-Charles Caslot
Mathilde HIS / Credit photo Jean-Charles Caslot
La Réunion

Mathilde HIS, est post-doctorante au Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC/OMS) à LYON, Branche Nutrition et Métabolisme. Son domaine d’étude est la Science de la santé et plus particulièrement l’Epidémiologie. Elle cherche à relier les modes de vie à la prévention du cancer du sein.

Au sein de la branche nutrition et métabolisme, elle travaille à identifier les habitudes de vies qui auraient un impact sur l’apparition de cancer du sein chez la femme. Particulièrement touchée par la maladie de par son histoire familiale, cette jeune maman participe également sur son temps libre à développer des actions de communication autour de la recherche et la prévention sur le cancer.

Après un rapide passage aux Antilles à Saint-Martin, Mathilde a grandi à Saint-Gilles-les-Bains à la REUNION. Elle y a passé son bac S puis 2 ans en classe préparatoire BCPST au Tampon.
 
Alice MALIVERT
, est Doctorante. Son domaine d’étude est la Science biologique et plus particulièrement la biophysique (Sciences végétales et botaniques). Elle cherche à comprendre l’influence de l’environnement sur la croissance des plantes

Alice Malivert est doctorante au sein du Laboratoire Reproduction et Développement des Plantes de l’ENS LYON. Pour sa thèse en biophysique du développement végétal, la chercheuse, passée par Cambridge et Melbourne au cours de stages, s’intéresse à la façon dont les plantes perçoivent les contraintes mécaniques. Pour ce faire, elle étudie le rôle d’une protéine dans l’intégrité mécanique des cellules végétales. Après sa soutenance, Alice Malivert ambitionne de poursuivre ses recherches en Outre-mer.

Cette sportive avertie est née sur l’île de la REUNION (Saint-Pierre), où elle a vécu jusqu’à son baccalauréat.

Guadeloupe

CHRISTINE BARUL / Crédit Photo Stéphane JUMET
CHRISTINE BARUL / Crédit Photo Stéphane JUMET
Christine BARUL, est Post Doctorante à l’Inserm | Irset - Inserm UMR_S 1085 Faculté de Médecine, Université des Antilles. Son domaine d’étude est la Science de la santé et plus particulièrement l’Epidémiologie
Elle cherche à limiter les risques cancérigènes liés à l’environnement de travail.

Christine mène des recherches en post-doctorat au sein de l'équipe d'Épidémiologie en santé au travail et ergonomie (Ester), sur le site Antilles en GUADELOUPE. Cette jeune maman, titulaire d’un master d’épidémiologie, avait auparavant réalisé une thèse sur l’exposition professionnelle aux solvants et le risque de cancer des voies aéro-digestives supérieures.

Son objectif est d’évaluer les expositions dans les milieux professionnels, à des facteurs comme les pesticides, et leur rôle dans les cancers des travailleurs, notamment dans les Antilles françaises. Mes résultats, inédits pour la plupart, serviront de base à l’amélioration de la santé en milieu professionnel. Elle est originaire de la GUADELOUPE et habite LE MOULE
 
Elodie CALVEZ, est post-doctorante au Laboratoire d’Etude sur le Contrôle des Vecteurs (LECoV) à l’Institut pasteur de GUADELOUPE. Elle cherche à comprendre les mécanismes de transmission de virus par les moustiques.

Finistérienne d’origine, Elodie a réalisé son doctorat à l’Institut pasteur de Nouvelle Calédonie .
C’est au sein de l’Institut Pasteur de la Guadeloupe qu’elle mène des recherches de post doctorat au Laboratoire d'Étude sur le Contrôle des Vecteurs.

Cette structure étudie le comportement des moustiques, la résistance aux insecticides et leur aptitude à transmettre des pathogènes de type arbovirus comme les virus de la dengue, chikungunya et Zika. Ses travaux visent à déterminer si les nutriments et bactéries présents lors du développement du moustique Aedes aegypti influencent cette habilité à transmettre des virus. Elodie vit aux Abymes en GUADELOUPE

Guyane

Opale Coutant / Credit photo Jean-Charles Caslot
Opale Coutant / Credit photo Jean-Charles Caslot
Opale COUTANT, est doctorante au sein du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique (EDB), Université Paul Sabatier 3 à TOULOUSE. Elle cherche à évaluer les impacts des activités humaines sur les écosystèmes d’eau douce en Amazonie

Elle se consacre à l’étude des écosystèmes amazoniens et à l’impact des activités humaines sur la biodiversité de cette région. Ayant grandi à Cayenne, en Guyane Française, elle est particulièrement familière des milieux qu’elle étudie et souhaite contribuer à leur conservation en améliorant leur compréhension.

Opale est une chercheuse globe trotteuse. Née à la Réunion, elle a passé son enfance à CAYENNE. Ses études l’ont conduit à Bordeaux, Grenoble, Dunedin en Nouvelle-Zélande en passant par le Moulis en Ariège et Toulouse !

Polynésie Française

Chloé Pozas-Schacre / Crédit Photo Jean-Charles Caslot
Chloé Pozas-Schacre / Crédit Photo Jean-Charles Caslot
Chloé Pozas-Schacre, doctorante au sein de Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE), dont les laboratoires sont répartis sur deux sites principaux : sur le campus de l’Université de Perpignan et à la station de recherche de l'île de Moorea, en POLYNESIE française.

Après avoir constaté la forte mortalité des coraux causée par le blanchissement des récifs lors d’une mission de restauration, la chercheuse s’est spécialisée dans l’étude des écosystèmes coralliens. La thèse de cette passionnée de sports nautiques est consacrée aux mécanismes de compétition indirecte entre macro-algues et coraux observés dans les eaux polynésiennes.

Elle habite à Perpignan mais ses recherches sont réalisées avec la collaboration du laboratoire situé à Moorea

Nouvelle-Calédonie

Carolane GIRAUD / Crédit Photo : Delphine Mayeur
Carolane GIRAUD / Crédit Photo : Delphine Mayeur
Carolane GIRAUD, est doctorante et mène ses recherches au sein de l'unité Lagons, Écosystèmes et Aquaculture Durable de NOUVELLE-CALEDONIE.

Dédiée à l’environnement littoral et la biodiversité associée, cette unité développe des compétences en aquaculture de crustacés, de poissons et de microalgues. Titulaire d’un Master spécialisation Biologie et Bioressources Marines à Sorbonne Université, cette chercheuse passionnée mène ses recherches à Nouméa, où les nombreuses menaces pesant sur la crevetticulture constituent un sujet d’étude aussi concret qu’urgent. Son projet vise à comparer les communautés microbiennes associées aux élevages larvaires soumis à des mortalités ou non pour identifier des microorganismes bénéfiques et / ou néfastes.

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Rédigé le Mardi 11 Octobre 2022 à 15:11 |
Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr En savoir plus sur cet auteur





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