L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ouvre un nouvel appel aux candidatures pour l’attribution de fréquences radio en modulation de fréquence (FM) dans les territoires de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane.
Cette décision marque une étape importante pour le paysage radiophonique ultramarin, avec l’ambition de renforcer le pluralisme et la diversité des contenus locaux.
Un appel structurant pour le paysage radiophonique
Cet appel vise l’exploitation de services de radio à temps complet par voie hertzienne terrestre dans le ressort de l’ARCOM Antilles-Guyane. Il s’adresse aussi bien aux associations qu’aux sociétés ou fondations souhaitant développer un projet radiophonique, à condition d’en assurer la responsabilité éditoriale et le risque économique.
Les candidats ont jusqu’au 20 mai 2026 à 23h59 (heure de Paris) pour déposer leur dossier via la plateforme officielle de démarches numériques. Tout dossier soumis hors délai ou ne respectant pas les modalités imposées sera automatiquement rejeté.
Deux catégories de radios concernées
L’appel distingue deux grandes catégories de services :
- Catégorie A : radios associatives à vocation sociale de proximité, dont les revenus publicitaires restent limités (moins de 20 % du chiffre d’affaires). Ces structures doivent proposer un contenu favorisant les échanges culturels, le développement local ou encore la lutte contre l’exclusion.
- Catégorie B : radios locales ou régionales indépendantes, à vocation commerciale, mais sans diffusion de programme national identifié. Elles doivent également garantir une forte dimension locale dans leur programmation.
Dans les deux cas, les radios devront diffuser au moins quatre heures quotidiennes de programmes d’intérêt local, entre 6h et 22h, incluant informations locales, émissions culturelles, services de proximité ou productions musicales locales.
Des fréquences réparties sur plusieurs territoires
L’ARCOM met à disposition plusieurs fréquences FM réparties sur les trois territoires concernés :
- Guadeloupe : Basse-Terre, Deshaies, Morne-à-Louis, Pointe-à-Pitre
- Martinique : Fort-de-France, La Trinité, Rivière-Pilote
- Guyane : Cayenne, Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni
Chaque fréquence est assortie de contraintes techniques précises (puissance, altitude des antennes, zone de couverture), définies afin de garantir une utilisation optimale du spectre radioélectrique et d’éviter les interférences.
Une sélection fondée sur le pluralisme et la viabilité
La procédure de sélection s’appuiera sur plusieurs critères déterminants :
- l’intérêt du projet pour le public,
- la contribution au pluralisme des courants d’expression,
- la solidité financière et les perspectives d’exploitation,
- l’expérience du candidat dans les médias,
- ainsi que l’engagement en faveur de la production locale et de la diversité musicale.
L’ARCOM veillera également à éviter les situations de concentration excessive et à garantir une représentation équilibrée entre acteurs associatifs et opérateurs privés.
Un levier pour dynamiser les médias ultramarins
Avec cet appel, le régulateur entend consolider le tissu radiophonique des territoires ultramarins, en favorisant l’émergence de nouveaux acteurs et en renforçant l’ancrage local des programmes. Dans des zones où la radio reste un média central d’information et de cohésion sociale, cette initiative pourrait contribuer à renouveler l’offre éditoriale et à soutenir la création locale.
Les autorisations délivrées devront être suivies d’une mise en service effective dans un délai de trois mois, sous peine de caducité, soulignant la volonté de l’ARCOM d’inscrire rapidement ces projets dans le paysage médiatique.














