La tension monte autour des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Dans un communiqué, le Syndicat National des Médias CFDT (SNME) et la Fédération Communication Conseil Culture (F3C CFDT) dressent un constat sévère à l’issue de leur audition, dénonçant une démarche qu’ils jugent avant tout politique et médiatique, au détriment d’un débat de fond
Selon les organisations syndicales, la commission aurait mis en avant « quelques faits isolés et parfois anciens », présentés de manière déformée afin d’alimenter un discours de remise en cause du service public audiovisuel. Une approche qui, d’après le SNME CFDT, va jusqu’à travestir certains principes constitutionnels et détourner l’objet même de la commission d’enquête
Le communiqué pointe également le faible intérêt accordé, en fin d’audition, à la situation sociale des salariés de France Télévisions. Un constat qualifié d’ironique par les syndicats, alors même que l’audiovisuel public emploie plusieurs milliers de personnes et constitue un pilier du service public financé par l’argent public.
La F3C CFDT et le SNME dénoncent un « spectacle médiatique délétère », estimant que certains membres de la représentation nationale utiliseraient la commission comme une tribune politique, contribuant à un climat de dénigrement et à une dégradation des conditions de travail. Ils alertent sur les conséquences humaines d’un tel climat, évoquant explicitement la souffrance au travail générée par ces attaques répétées.
Face à cette situation, les syndicats appellent à un recentrage du débat. Neutralité, fonctionnement, financement : autant de questions légitimes qui, selon eux, méritent un traitement rigoureux, loin de toute instrumentalisation. À défaut, préviennent-ils, la commission d’enquête pourrait provoquer des « dégâts irréparables » pour l’audiovisuel public et celles et ceux qui le font vivre au quotidien














