Connectez-vous S'inscrire
Menu
Megazap
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Cérémonie de clôture du FIFO : Oceans Apart est le Grand prix 2022





© LUCIE RABREAUD
© LUCIE RABREAUD
Les organisateurs ont tous souligné les conditions difficiles du 19e FIFO et leur satisfaction d’avoir réussi à maintenir l’événement. Wallès Kotra, cofondateur du festival, a répété l’importance « de maintenir la flamme ». « Ça a été compliqué mais quand j’entends l’hymne du FIFO, je reprends de l’énergie ! » Parmi les films primés, Oceans Apart, Greed, Betrayal and Pacific Rugby réalisé par Ales Haudiquet a reçu le Grand prix du FIFO 2022.

L’hymne du Fifo a encore retenti cette semaine mais pour la dernière fois. Le festival a commencé en chanson, il se termine en chanson ! La cérémonie de remise des prix a été l’occasion de saluer le travail des équipes et aussi de se donner rendez-vous à l’année prochaine pour les 20 ans du FIFO. Un moment toujours rempli d’émotions car tout le monde attend de connaitre les vainqueurs mais c’est aussi la « fin d’une parenthèse » comme l’a relevé avec regret Miriama Bono, présidente de l’AFIFO.

Wallès Kotra, cofondateur du festival et directeur régional de Nouvelle-Calédonie La 1ère a remercié tout le monde d’avoir contribué au succès du festival malgré les conditions : « Ça ne vous a pas pas échappé que ce Fifo a été très difficile. La région a été fortement impactée, certaines îles n’ont pas encore été rouvertes aux voyageurs, les familles sont bousculées et nous avons organisé le Fifo dans ces conditions ! Il était important de maintenir la flamme.

Ça a été compliqué mais quand j’entends l’hymne du FIFO, je reprends de l’énergie. » Wallès Kotra a également souligné l’importance d’être ensemble, d’échanger, de se rencontrer. « C’est un espace de parole qui dit ce que nous sommes avec fierté. Ce n’est pas parce qu’on est petit qu’il faut se taire, il faut partager notre parole avec le monde et qu’ils voient ce que nous faisons. »

Le ministre de l’Économie, Yvonnick Raffin, a dit quelques mots de la part de Heremoana Maamaatuaiahutapu, absent de Tahiti car il participait au One Ocean Summit en métropole : « Il a eu beaucoup de bons retours de cette édition et pour la 20e, il veut mettre les moyens et faire quelque chose de grandiose. »

Les prix ont ensuite commencé à être distribué avec le projet du livre à l’écran, un événement organisé par l’association des éditeurs de Polynésie et des îles, le FIFO et l’association tahitienne des professionnels de l’audiovisuel (ATPA).

Les stagiaires de ces masterclass ont travaillé pendant deux mois à l’élaboration de scénario inspirés d’œuvres polynésiennes. Rehia Tepa est le gagnant avec son scénario inspiré de la première nouvelle de Cartes postales de Chantal Spitz, intitulée Joséphine. Un court-métrage va être produit à partir de son travail.

Le prix du meilleur court-métrage documentaire a été remis à Dean Hamer et Joe Wilson pour The Rogers, racontant le combat des hommes transgenres des Samoa pour se faire accepter et le prix du meilleur court-métrage de fiction est revenu à ‘Āina Paikai pour Hawaiian Soul, inspiré de la vie de l’activiste et chanteur hawaiien Georges Helm. Deux films choisis par le public. 

Pour remettre les prix attribués par le jury, Emmanuel Kasarhérou, le président a dit sa joie d’être au FIFO, la « grande bouffée d’air frais » qu’est ce festival, avant de remercier les réalisateurs : « Sans vous, pas de FIFO, sans votre sensibilité, pas de spectacle. »

Le premier prix spécial du jury a été attribué à The Bowraville murders. Allan Clarke, le réalisateur, a reçu le prix avec « beaucoup d’émotions » : « Le FIFO est un festival fantastique. Je ne savais que j’allais me sentir en famille, comme dans ma communauté en Australie. Merci d’avoir reconnu l’importance de l’histoire de ces trois enfants assassinés et le combat de leur famille pour la justice. Dire la vérité est parfois difficile, mais il est très important de faire des films qui racontent la vérité. »

Le deuxième prix spécial du jury a été attribué à The Island in me. La réalisatrice, Gemma Cubero Del Barrio, a remercié les protagonistes, Amélia et Johnny, sans qui le film n’aurait pas existé. « Ce prix leur revient aussi. Être ici après tout ce que j’ai vécu : toutes ces rencontres, voir tous ces films… On a travaillé sur ce film pendant dix ans. Merci à toute mon équipe. »

Enfin, le troisième prix spécial du jury a été remis à Alick & Albert : « Le jury a été très impressionné par ce film qui met en valeur les artistes indigènes et parle également du dérèglement climatique. C’est une source d’inspiration pour nous tous. » C’est un représentant de l’équipe de réalisation qui est venu récupérer le prix. 

Strong Female Lead, racontant le sexisme subi par la première femme ministre de l’Australie, Julia Gillard, a reçu le prix du public. La consule de l’Australie en Polynésie française, Claire Scott a reçu le prix pour les réalisateurs du documentaire absents : « C’est un grand plaisir de voir des films australiens toucher le cœur des Polynesiens. »

Et pour terminer la cérémonie de clôture du festival, le Grand prix du FIFO 2022 a été remis à Oceans Apart, Greed, Betrayal and Pacific Rugby réalisé par Ales Haudiquet, sur Dan Léo, un rugbyman qui a enquêté sur la corruption dans l’union samoane du rugby et plus généralement sur les liens entre les îles du Pacifique, le rugby moderne et le côté sombre du sport.

« Nous avons été sensible à la sincérité avec lequel ce documentaire a été réalisé, comment ce personnage s’est posé des questions. Ce film montre aussi que les pays du pacifique ont des voix minoritaires qui ne sont pas entendues », a dit le président du jury. Rendez-vous l’année prochaine pour les 20 ans du FIFO, du 4 au 12 février 2023.

Notez

Rédigé le Lundi 14 Février 2022 à 06:03 |
Ludovic Belzamine
Rédacteur en chef de Megazap.fr En savoir plus sur cet auteur





Nouveau commentaire :
Twitter













Partager ce site






@megazap.fr