À l’occasion de la 49e édition de la Journée internationale des droits des femmes, Réunion la 1ère propose une semaine de programmes spéciaux mettant à l’honneur les parcours, les combats et les héritages de femmes qui ont marqué leur époque. Documentaires inédits, cinéma engagé et podcast historique composent une programmation riche, diffusée à l’antenne mais aussi sur les plateformes numériques du groupe.
À travers ces rendez-vous, la chaîne souhaite donner la parole à celles dont les histoires ont souvent été reléguées au second plan, tout en mettant en lumière les enjeux contemporains liés à l’égalité, aux stéréotypes et aux héritages sociaux. De figures militantes à des récits de vie inspirants, ces programmes explorent la diversité des expériences féminines à travers les continents.
Un portrait inédit de Jacqueline Manicom
La programmation débute le dimanche 8 mars à 9h35 avec le documentaire « Jacqueline Manicom : une voix pour les femmes », réalisé par Martine Delumeau. Le film revient sur le parcours de Jacqueline Manicom, sage-femme et militante engagée qui a joué un rôle déterminant dans la défense des droits des femmes dans les Outre-mer.
Cofondatrice du premier centre de planning familial ultramarin et membre active du Mouvement de libération des femmes, elle s’est également engagée au sein de l’organisation fondée par Gisèle Halimi, Choisir la cause des femmes, tout en entretenant une proximité intellectuelle avec Simone de Beauvoir. Pourtant, malgré l’importance de son action, son nom demeure largement absent du récit historique national. Ce documentaire de 52 minutes propose ainsi de redonner toute sa place à cette figure majeure du féminisme ultramarin.
« La Tresse », un récit cinématographique entre trois continents
Le même jour à 19h50, la chaîne diffuse le film inédit La Tresse, réalisé par Laetitia Colombani. Adaptée de son roman à succès, cette fiction suit les destins croisés de trois femmes vivant sur trois continents différents : Smita en Inde, Giulia en Italie et Sarah au Canada.
Chacune affronte une épreuve déterminante, qu’il s’agisse de lutter contre le système des castes, de sauver une entreprise familiale ou de faire face à la maladie. Sans se connaître, leurs trajectoires se rejoignent symboliquement dans une histoire universelle de solidarité et de résilience féminine.
Déconstruire les stéréotypes autour des femmes noires
La programmation se poursuit le mercredi 11 mars à 20h10 avec le documentaire « Le mythe de la femme noire », signé par la réalisatrice canadienne Ayana O'Shun.
À travers des témoignages d’entrepreneures, d’artistes et de chercheuses issues de la diaspora afro-descendante, le film analyse les représentations persistantes qui pèsent sur les femmes noires dans l’imaginaire collectif. Entre hypersexualisation, clichés maternels ou caricatures militantes, ces stéréotypes façonnent encore aujourd’hui les perceptions sociales et les expériences quotidiennes.
Briser le silence autour de l’absence des pères
Dans la continuité de cette réflexion, la soirée se prolonge à 21h45 avec « La fête des pères », également réalisé par Ayana O’Shun. Ce documentaire explore la question des pères absents dans certaines communautés afro-descendantes, notamment en Amérique du Nord et dans les Caraïbes.
À partir de son propre vécu et des témoignages de femmes originaires du Canada et de la Guadeloupe, la réalisatrice interroge les racines historiques, sociales et culturelles de ce phénomène et ses conséquences sur la construction identitaire des filles devenues adultes.
Un podcast pour redécouvrir deux figures du cinéma ultramarin
Au-delà de la télévision, la programmation se décline également sur les supports numériques de la chaîne. Le podcast Zistoir, disponible sur La1ere.fr et l’application La 1ère, propose une série d’épisodes consacrés à deux personnalités emblématiques de la culture ultramarine : la cinéaste Sarah Maldoror et l’artiste Jenny Alpha.
Présentée par la journaliste Cécile Baquey, cette production mêle archives, interviews et reportages pour retracer les trajectoires de ces deux femmes pionnières. Réalisatrice engagée proche d’Aimé Césaire, Sarah Maldoror a consacré son œuvre aux luttes anticoloniales. Jenny Alpha, quant à elle, s’est imposée comme une figure majeure du spectacle vivant, brisant les barrières raciales sur les scènes françaises dès les années 1960.
Une programmation pour transmettre et inspirer
Avec cette semaine spéciale, Réunion la 1ère entend proposer bien plus qu’un simple hommage. En croisant documentaires, cinéma et contenus audio, la chaîne offre un espace de mémoire et de réflexion autour des combats féminins passés et présents.
Une manière de rappeler que ces histoires de courage, de création et de résistance continuent d’inspirer les générations d’aujourd’hui et de demain.














