Dans l'entrepôt frigorifique, les températures sont correctes, le camion circule sous réfrigération jusqu'à l'aéroport et le fret sensible à la température est également déclaré pour le vol. Pourtant, le long du parcours d'une palette, il existe plusieurs moments où cet environnement contrôlé fait précisément défaut. Elle attend sur le tarmac, se trouve entre deux zones pendant le transbordement ou arrive à la correspondance plus tard que prévu.
Pour les fruits et légumes, cela peut entraîner un problème de qualité. Pour le poisson ou la viande, cela concerne en outre la durée de conservation et la sécurité alimentaire. La situation est encore plus critique pour les médicaments, dont la plage de température prescrite doit être respectée tout au long du transport.
C’est pourquoi, notamment dans le domaine du fret aérien, il vaut la peine de s’intéresser à ces minutes insignifiantes entre deux étapes de transport pourtant bien organisées.
Une palette de poisson frais doit être acheminée par avion depuis l’Europe vers une île. Elle est conservée au frais dans l’entrepôt. Elle est ensuite acheminée jusqu’à l’avion. C’est précisément là que commence une étape souvent sous-estimée lors de la planification du transport.
En été, la palette peut être exposée au soleil direct et à des températures élevées sur l’aire de trafic. Si l’enregistrement prend du retard, dix minutes peuvent vite se transformer en 30 ou 60. Lors d’un transbordement, cette situation peut se reproduire à l’aéroport suivant.
L’importance de ces étapes est illustrée par les efforts déployés par le secteur aérien pour le fret sensible à la température. L’Association internationale du transport aérien (IATA) traite expressément des écarts de température et des points de contrôle critiques dans ses normes et ses formations consacrées au fret aérien à température contrôlée. Il existe en outre un système d’étiquetage spécifique pour les envois médicaux sensibles au temps et à la température, sur lequel est indiquée la plage de température de transport requise.
Pour autant, toutes les marchandises ne doivent pas nécessairement être transportées à la même température. Certains médicaments nécessitent par exemple une température comprise entre 2 et 8 °C, tandis que d’autres produits sont transportés à très basse température. Pour certains vaccins, l’IATA indique comme plages de température requises à la fois 2 à 8 °C et −20 °C.
D’autres marchandises, en revanche, ne doivent pas être exposées à des températures trop basses. Pour celles-ci, une plage contrôlée de 8 à 25 °C peut par exemple être appropriée. Ce sont toujours les spécifications concrètes du produit qui font foi.
Il n'est pas toujours possible, à chaque point de transfert, de replacer immédiatement une palette dans une pièce réfrigérée. C'est précisément pour ce genre de situations qu'il existe des solutions de protection passives.
Les thermal covers réfléchissantes, c'est-à-dire des housses isolantes que l'on enfile sur des palettes complètes ou d'autres unités de chargement, constituent une option. Elles forment une barrière supplémentaire entre les marchandises et leur environnement et réduisent notamment l'influence du rayonnement thermique.
C'est particulièrement pratique dans le cas d'une simple palette Euro : il n'est pas nécessaire d'isoler séparément chaque carton. Au contraire, c'est l'ensemble du chargement qui est protégé.
Selon le mode de transport, ces housses peuvent également être utilisées pour des conteneurs roulants et diverses unités de chargement destinées au fret aérien. Il s’agit par exemple des palettes PMC et PAG, ainsi que des conteneurs AKE ou LD3. Les formats correspondants sont conçus pour les processus typiques du fret aérien, tels qu’on les rencontre notamment sur les liaisons de KLM, Lufthansa ou Emirates.
La housse isolante ne remplace toutefois pas un système de refroidissement actif si celui-ci est nécessaire. Une housse ne transformera pas une palette emballée à une température trop élevée en un envoi correctement réfrigéré. Son rôle consiste plutôt à ralentir les échanges thermiques pendant des périodes limitées dans le temps. Il s’agit là d’une distinction importante.
Avant de choisir une solution de transport, il convient donc de définir au préalable la plage de température requise.
Les marchandises surgelées à −20 °C posent des exigences différentes de celles d’un produit pharmaceutique à 2 à 8 °C. La situation est encore différente pour les marchandises dont la plage de température admissible se situe, par exemple, entre 8 et 25 °C.
Les compagnies aériennes distinguent elles aussi ces différentes exigences de température. Lufthansa Cargo, par exemple, propose différentes plages de température pour ses services de transport à température contrôlée destinés aux produits pharmaceutiques et aux denrées périssables, et précise que la disponibilité d’un stockage et d’un transport contrôlés dépend de l’itinéraire et des infrastructures. Parmi les denrées périssables mentionnées figurent le poisson et les fruits de mer, la viande, les produits laitiers ainsi que les fruits et légumes.
Pour les expéditeurs, cela signifie qu’il ne suffit pas d’indiquer simplement « réfrigéré » sur l’ordre de transport. Ce qui est déterminant, c’est la plage de température dont la marchandise en question a réellement besoin et les points de l’itinéraire où celle-ci pourrait être compromise.
Une mangue ne pose pas les mêmes problèmes qu’un médicament
Dans le cas des denrées alimentaires fraîches, c’est souvent la qualité résiduelle qui prime.
Une palette de fruits tropicaux peut encore paraître impeccable en apparence, même si elle a atteint pendant le transport une température nettement plus élevée que prévu. La chaleur peut accélérer les processus de maturation et de détérioration. Pour les commerçants, un écart de température peut donc ne se faire sentir que plusieurs jours plus tard, lorsque la marchandise perd de sa qualité plus tôt que prévu.
Dans le cas du poisson et de la viande, la situation est plus délicate. Dans ce domaine, le respect des températures prescrites doit faire partie intégrante de la planification de l’expédition dès le départ. L’emballage, la température de départ, la durée et les conditions de transport doivent être adaptés les uns aux autres.
Pour les produits pharmaceutiques, un aspect supplémentaire entre en jeu : la documentation réglementaire.
Les lignes directrices européennes relatives aux bonnes pratiques de distribution (GDP/BPD) exigent que les médicaments restent dans les conditions prescrites pendant le transport. Pour les produits sensibles à la température, il convient d’utiliser des systèmes adaptés et certifiés, tels que des emballages thermiques, des conteneurs ou des véhicules à température contrôlée. Les éventuels écarts de température doivent également être pris en compte et traités en conséquence.
Une palette ne peut donc pas être validée au seul motif que l’emballage est encore froid au toucher lors de la réception.
La planification devient particulièrement intéressante pour le fret aérien sur de longues distances et pour les liaisons vers des territoires d'outre-mer ou des îles.
La durée de vol proprement dite ne représente qu’une partie du calcul.
Supposons qu’un produit passe huit heures en vol. À cela s’ajoutent deux heures entre l’entrepôt et le décollage, les formalités à l’aéroport, éventuellement une correspondance, puis le transport depuis l’aéroport de destination jusqu’au destinataire. Un vol de huit heures peut ainsi se transformer en une chaîne logistique nettement plus longue.
C’est pourquoi un expéditeur devrait retracer l’itinéraire étape par étape : entrepôt frigorifique → camion → terminal d’exportation → aire de trafic → avion → transbordement → deuxième vol → terminal d’importation → livraison.
À quel stade le contrôle actif de la température fait-il défaut ? Combien de temps cette étape dure-t-elle normalement ? Et combien de temps pourrait-elle durer en cas de retard ?
Ce n’est qu’après cette analyse que l’on peut déterminer où une isolation passive supplémentaire est réellement utile.
Toutes les palettes n'ont pas les mêmes dimensions et toutes les expéditions ne suivent pas le même parcours. Avant de choisir une housse, il faut donc vérifier le format exact de l'unité de chargement. Une palette EURO ne nécessite pas les mêmes dimensions qu'un conteneur roulant ou qu'une unité de chargement aérien de type PMC, PAG, AKE ou LD3.
La fréquence d'utilisation compte également. Pour des expéditions régulières sur un même trajet, une housse réutilisable peut être intéressante, à condition de prévoir son retour, son stockage et son contrôle avant la prochaine utilisation. Pour des besoins urgents ou variables, la disponibilité des formats nécessaires devient un autre critère concret.
Cooled Solutions fabrique ses housses isothermes dans sa propre production depuis 1972 et livre directement depuis son stock. Pour un expéditeur, cette disponibilité peut notamment compter lorsqu'une expédition sensible à la température doit être préparée rapidement.
Pour les fruits et légumes, cela peut entraîner un problème de qualité. Pour le poisson ou la viande, cela concerne en outre la durée de conservation et la sécurité alimentaire. La situation est encore plus critique pour les médicaments, dont la plage de température prescrite doit être respectée tout au long du transport.
C’est pourquoi, notamment dans le domaine du fret aérien, il vaut la peine de s’intéresser à ces minutes insignifiantes entre deux étapes de transport pourtant bien organisées.
Sur l’aire de trafic, il ne fait pas la température d’un réfrigérateur
Une palette de poisson frais doit être acheminée par avion depuis l’Europe vers une île. Elle est conservée au frais dans l’entrepôt. Elle est ensuite acheminée jusqu’à l’avion. C’est précisément là que commence une étape souvent sous-estimée lors de la planification du transport.
En été, la palette peut être exposée au soleil direct et à des températures élevées sur l’aire de trafic. Si l’enregistrement prend du retard, dix minutes peuvent vite se transformer en 30 ou 60. Lors d’un transbordement, cette situation peut se reproduire à l’aéroport suivant.
L’importance de ces étapes est illustrée par les efforts déployés par le secteur aérien pour le fret sensible à la température. L’Association internationale du transport aérien (IATA) traite expressément des écarts de température et des points de contrôle critiques dans ses normes et ses formations consacrées au fret aérien à température contrôlée. Il existe en outre un système d’étiquetage spécifique pour les envois médicaux sensibles au temps et à la température, sur lequel est indiquée la plage de température de transport requise.
Pour autant, toutes les marchandises ne doivent pas nécessairement être transportées à la même température. Certains médicaments nécessitent par exemple une température comprise entre 2 et 8 °C, tandis que d’autres produits sont transportés à très basse température. Pour certains vaccins, l’IATA indique comme plages de température requises à la fois 2 à 8 °C et −20 °C.
D’autres marchandises, en revanche, ne doivent pas être exposées à des températures trop basses. Pour celles-ci, une plage contrôlée de 8 à 25 °C peut par exemple être appropriée. Ce sont toujours les spécifications concrètes du produit qui font foi.
Une couche supplémentaire entre la palette et l'air extérieur
Il n'est pas toujours possible, à chaque point de transfert, de replacer immédiatement une palette dans une pièce réfrigérée. C'est précisément pour ce genre de situations qu'il existe des solutions de protection passives.
Les thermal covers réfléchissantes, c'est-à-dire des housses isolantes que l'on enfile sur des palettes complètes ou d'autres unités de chargement, constituent une option. Elles forment une barrière supplémentaire entre les marchandises et leur environnement et réduisent notamment l'influence du rayonnement thermique.
C'est particulièrement pratique dans le cas d'une simple palette Euro : il n'est pas nécessaire d'isoler séparément chaque carton. Au contraire, c'est l'ensemble du chargement qui est protégé.
Selon le mode de transport, ces housses peuvent également être utilisées pour des conteneurs roulants et diverses unités de chargement destinées au fret aérien. Il s’agit par exemple des palettes PMC et PAG, ainsi que des conteneurs AKE ou LD3. Les formats correspondants sont conçus pour les processus typiques du fret aérien, tels qu’on les rencontre notamment sur les liaisons de KLM, Lufthansa ou Emirates.
La housse isolante ne remplace toutefois pas un système de refroidissement actif si celui-ci est nécessaire. Une housse ne transformera pas une palette emballée à une température trop élevée en un envoi correctement réfrigéré. Son rôle consiste plutôt à ralentir les échanges thermiques pendant des périodes limitées dans le temps. Il s’agit là d’une distinction importante.
Trois plages de température, trois missions différentes
Avant de choisir une solution de transport, il convient donc de définir au préalable la plage de température requise.
Les marchandises surgelées à −20 °C posent des exigences différentes de celles d’un produit pharmaceutique à 2 à 8 °C. La situation est encore différente pour les marchandises dont la plage de température admissible se situe, par exemple, entre 8 et 25 °C.
Les compagnies aériennes distinguent elles aussi ces différentes exigences de température. Lufthansa Cargo, par exemple, propose différentes plages de température pour ses services de transport à température contrôlée destinés aux produits pharmaceutiques et aux denrées périssables, et précise que la disponibilité d’un stockage et d’un transport contrôlés dépend de l’itinéraire et des infrastructures. Parmi les denrées périssables mentionnées figurent le poisson et les fruits de mer, la viande, les produits laitiers ainsi que les fruits et légumes.
Pour les expéditeurs, cela signifie qu’il ne suffit pas d’indiquer simplement « réfrigéré » sur l’ordre de transport. Ce qui est déterminant, c’est la plage de température dont la marchandise en question a réellement besoin et les points de l’itinéraire où celle-ci pourrait être compromise.
Une mangue ne pose pas les mêmes problèmes qu’un médicament
Dans le cas des denrées alimentaires fraîches, c’est souvent la qualité résiduelle qui prime.
Une palette de fruits tropicaux peut encore paraître impeccable en apparence, même si elle a atteint pendant le transport une température nettement plus élevée que prévu. La chaleur peut accélérer les processus de maturation et de détérioration. Pour les commerçants, un écart de température peut donc ne se faire sentir que plusieurs jours plus tard, lorsque la marchandise perd de sa qualité plus tôt que prévu.
Dans le cas du poisson et de la viande, la situation est plus délicate. Dans ce domaine, le respect des températures prescrites doit faire partie intégrante de la planification de l’expédition dès le départ. L’emballage, la température de départ, la durée et les conditions de transport doivent être adaptés les uns aux autres.
Pour les produits pharmaceutiques, un aspect supplémentaire entre en jeu : la documentation réglementaire.
Les lignes directrices européennes relatives aux bonnes pratiques de distribution (GDP/BPD) exigent que les médicaments restent dans les conditions prescrites pendant le transport. Pour les produits sensibles à la température, il convient d’utiliser des systèmes adaptés et certifiés, tels que des emballages thermiques, des conteneurs ou des véhicules à température contrôlée. Les éventuels écarts de température doivent également être pris en compte et traités en conséquence.
Une palette ne peut donc pas être validée au seul motif que l’emballage est encore froid au toucher lors de la réception.
Pour les liaisons outre-mer, c'est l'itinéraire complet qui compte
La planification devient particulièrement intéressante pour le fret aérien sur de longues distances et pour les liaisons vers des territoires d'outre-mer ou des îles.
La durée de vol proprement dite ne représente qu’une partie du calcul.
Supposons qu’un produit passe huit heures en vol. À cela s’ajoutent deux heures entre l’entrepôt et le décollage, les formalités à l’aéroport, éventuellement une correspondance, puis le transport depuis l’aéroport de destination jusqu’au destinataire. Un vol de huit heures peut ainsi se transformer en une chaîne logistique nettement plus longue.
C’est pourquoi un expéditeur devrait retracer l’itinéraire étape par étape : entrepôt frigorifique → camion → terminal d’exportation → aire de trafic → avion → transbordement → deuxième vol → terminal d’importation → livraison.
À quel stade le contrôle actif de la température fait-il défaut ? Combien de temps cette étape dure-t-elle normalement ? Et combien de temps pourrait-elle durer en cas de retard ?
Ce n’est qu’après cette analyse que l’on peut déterminer où une isolation passive supplémentaire est réellement utile.
Bien choisir la housse en fonction du transport
Toutes les palettes n'ont pas les mêmes dimensions et toutes les expéditions ne suivent pas le même parcours. Avant de choisir une housse, il faut donc vérifier le format exact de l'unité de chargement. Une palette EURO ne nécessite pas les mêmes dimensions qu'un conteneur roulant ou qu'une unité de chargement aérien de type PMC, PAG, AKE ou LD3.
La fréquence d'utilisation compte également. Pour des expéditions régulières sur un même trajet, une housse réutilisable peut être intéressante, à condition de prévoir son retour, son stockage et son contrôle avant la prochaine utilisation. Pour des besoins urgents ou variables, la disponibilité des formats nécessaires devient un autre critère concret.
Cooled Solutions fabrique ses housses isothermes dans sa propre production depuis 1972 et livre directement depuis son stock. Pour un expéditeur, cette disponibilité peut notamment compter lorsqu'une expédition sensible à la température doit être préparée rapidement.







