Faire revivre les histoires d’hier avec les codes d’aujourd’hui. C’est toute l’ambition de « Kont é Léjann », le nouveau rendez-vous proposé par Guadeloupe La 1ère à compter du mercredi 7 octobre.
Présentée par Ayma, la série plonge dans les récits populaires qui ont traversé les générations et façonné une partie de l’imaginaire collectif de l’archipel. Contes, personnages mystérieux, mythes et légendes sont revisités dans un format documentaire de 13 minutes, porté par une réalisation résolument visuelle et contemporaine.
La première saison comprend douze épisodes, programmés chaque mercredi à 16h55, avec une rediffusion le samedi à 15h05.
Une idée née d’une prise de conscience
Derrière « Kont é Léjann » se trouve une histoire personnelle. Le projet trouve son origine en 2022, lors d'un échange entre Ayma et son jeune cousin, alors âgé de 14 ans.
En lui racontant l'histoire de Ti Jean et la Diablesse, Ayma découvre que l'adolescent ne connaît pas ce récit pourtant emblématique de la tradition orale antillaise.
« J’étais choqué que tout cet or, ce patrimoine immatériel, était en train de se perdre parce que les plus jeunes ne connaissaient pas », confie le présentateur.
Cette prise de conscience devient le point de départ d’un travail de transmission sur les réseaux sociaux. Ayma commence alors à raconter, en vidéo, les contes, mythes et légendes de Guadeloupe.
Le succès est considérable : depuis 2022, ces contenus ont cumulé plus de 20 millions de vues.
Des histoires qui réveillent les souvenirs des familles
Au fil des publications, le projet dépasse rapidement la simple redécouverte du folklore. Les récits racontés par Ayma réveillent chez de nombreux internautes les souvenirs des veillées, des histoires racontées par les grands-parents ou encore de personnages mystérieux qui ont accompagné leur enfance.
Cette réception révèle surtout la dimension profondément intergénérationnelle de ce patrimoine oral.
D'un côté, une partie des jeunes générations découvre des histoires qu'elle n'a parfois jamais entendues. De l'autre, leurs parents et grands-parents retrouvent des récits profondément associés à leur mémoire familiale et culturelle.
Avec « Kont é Léjann », cette démarche née sur les réseaux sociaux franchit désormais une nouvelle étape en rejoignant l'antenne de Guadeloupe La 1ère.
Benzo et Edgar Férus aux côtés d’Ayma
Pour donner corps à cette collection, Ayma s’est notamment entouré de Benzo, conteur, ainsi que d’Edgar Férus, figure du paysage culturel guadeloupéen.
Leurs voix et leurs regards participent à replacer ces histoires dans leur environnement culturel tout en permettant de mieux comprendre leur transmission et leur place dans l’imaginaire collectif.
La série entend ainsi trouver un équilibre entre mémoire, transmission et modernité, avec une mise en images contemporaine destinée à donner une nouvelle résonance à des récits parfois très anciens.
« C’était important de réussir à amener ces histoires encore plus haut », explique Ayma. « Pour moi, aujourd’hui, c’était nécessaire de les partager. »
« Soukounyan » ouvre la première saison
Pour son lancement, « Kont é Léjann » s'attaque à l'une des figures les plus célèbres et mystérieuses de l'imaginaire antillais : le Soukounyan. Ce premier épisode sera proposé mercredi 7 octobre à 16h55.
La semaine suivante, mercredi 14 octobre, Ayma s'intéressera à « Ti Mons », deuxième récit de cette nouvelle collection.
Ces deux premiers numéros donnent le ton d’une saison qui ambitionne de remettre au premier plan une mémoire longtemps transmise principalement par la parole.
En faisant entrer ces histoires à la télévision tout en conservant l'approche moderne qui a contribué à leur succès sur les réseaux sociaux, « Kont é Léjann » entend participer à leur transmission auprès d’un nouveau public.
Au-delà du divertissement, le programme pose ainsi une question essentielle : comment préserver et transmettre un patrimoine immatériel lorsque les habitudes culturelles et les modes de transmission évoluent ?
Avec cette nouvelle émission, Guadeloupe La 1ère et Ayma font le choix de répondre par l'image et le récit, en donnant une nouvelle vie aux histoires qui ont nourri l'imaginaire de plusieurs générations de Guadeloupéens.







