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"Des jeunes Calédoniens en quête d’un destin commun", documentaire inédit à suivre ce lundi sur La1ere.fr et France 3

Un an après le 3e référendum d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie





© Merapi Production / FTV
© Merapi Production / FTV
Un an après le 3e référendum d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, France 3 et La1ere.fr proposeront ce soir, un documentaire inédit réalisé par Florence d'Arthuys qui est partie à la rencontre d’une jeune génération au cœur d’un futur en suspens.

Ainsi, Hmana, Idane, Juan et Kuelani quatre étudiants calédoniens avec des origines différentes, des points de vue politiques divergeants, mais surtout un point commun important : ils ont tous fait le choix de suivre de grandes études dans l'Hexagone afin de rétablir le vivre-ensemble en Nouvelle-Calédonie et construire un nouvel avenir. Le troisième et ultime référendum d’autodétermination du 12 décembre 2021 a été l’occasion pour la réalisatrice Florence d'Arthuys de les interroger sur l’imbrication entre leur avenir individuel et le destin commun qu’ils doivent édifier. Rencontre d’une jeune génération au cœur d’un futur en suspens.

Où qu’ils soient, les jeunes Calédoniens sont concernés par l’avenir de leur territoire, qui détermine leur futur. Près de 4 000 étudiants dans l'Hexagone (toutes années confondues et répartis dans 410 villes) gardent toujours à l’esprit la place qu’ils pourraient prendre en Nouvelle-Calédonie à la fin de leur cursus. Certains s'interrogent sur leur retour, mais tous sont les cerveaux calédoniens de demain. Dans ce documentaire inédit rempli d'espoir, nous suivons ces quatre étudiants, fréquentant les grandes écoles et les facultés réputées, et qui s’apprêtent à rentrer au pays, diplômes en poche. Kanaks, wallisiens, polynésiens, caldoches, métropolitains, ils souhaitent et revendiquent un destin commun. Le melting-pot métissé de ce groupe d’amis inséparables est représentatif de la Nouvelle-Calédonie et de son histoire. Face caméra, ils témoignent de leurs parcours et poseront un regard moderne sur l'Hexagone, la Nouvelle-Calédonie et le contexte politique actuel. 

Originaire de Lifou, Hmana est en master 2 en contentieux public à la Sorbonne. Bon élève à l’école comme au lycée, il est la fierté de ses parents, qui n’ont jamais fait d’études. Son modèle de réussite est son oncle instituteur, qui lui a « prouvé » qu’un Kanak avait un rôle à jouer comme les autres dans des postes essentiels au bon fonctionnement d’un pays. À 26 ans, l'objectif de Hmana est de devenir le premier magistrat administratif kanak et ainsi ouvrir la voie aux futurs jeunes Calédoniens.

Les parents de Kuelani, d’origine polynésienne, se sont installés à Nouméa à la fin des années 1970. Eux qui n’ont aucune formation, ils ont toujours souhaité pouvoir offrir des études à leur fille, aînée de sa fratrie. Aujourd'hui, à 25 ans, elle est diplômée de Sciences Po Paris et titulaire d’un master 2 en international public management. Selon elle, être partie lui permet de revenir avec une nouvelle vision du pays, plus éveillée, plus fine, sur les plans politique, économique et social .  

Juan est le plus jeune de la bande. D’origine wallisienne et espagnole, il a grandi à Païta. Aîné de sa fratrie, et comme le veut la culture océanienne, il se doit de réussir, non en tant qu’individu mais en tant que collectif. En master de marketing à Sciences Po Paris, et polyglotte, il croit au destin commun parce que nous aspirons tous à vivre ensemble, dans une société pacifiée, où chacun a sa place. Pour lui, « être calédonien, c’est celui qui va vers les autres communautés ».

Enfin, les parents d'Idane – une mère allemande et un père métropolitain – sont tombés fous amoureux de la Calédonie à la fin des années 1990, se sont installés à Lifou et n’en sont plus jamais repartis. Née en Nouvelle-Calédonie, Idane est la seule de la famille qui a le droit de voter. À 24 ans, elle est diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d’un master 2 en politique environnementale. Elle insiste sur l’importance de partir étudier ailleurs pour en ramener ce qu’il y a de mieux . « En Nouvelle-Calédonie, il y a tout à faire. C’est une chance. Donc, faisons les choses bien. Nous, les jeunes, avons notre place dans la création de notre avenir. Nous avons, nous aussi, une vision, des projets et avons envie et besoin d’agir. »  

Le dernier référendum aurait pu les diviser : indépendantistes contre loyalistes. Mais la volonté de rester soudés et de travailler pour la Nouvelle-Calédonie l’emporte, qu’ils soient d’origines wallisienne, polynésienne, européenne ou kanak. Cette jeunesse souhaite dépasser les clivages qui divisent la population calédonienne depuis plus de trente ans. Ils veulent construire ensemble et non séparément, dans la nuance, pour que chacun ait sa place, dans l'espoir d'avoir un territoire avec moins d'inégalités entre les populations. Malgré leur pudeur, propre à la culture océanienne, ils se livrent à cœur ouvert, dans l’émotion comme dans le rire. Une immersion de plusieurs mois dans laquelle ces étudiants nous embarquent dans leur vie, dans leur Calédonie.  

Le documentaire "Des jeunes Calédoniens en quête d’un destin commun" de Florence d'Arthuys est à découvrir ce soir dès 18h sur le site la1ere.fr et à 00h05 sur France 3.

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Rédigé le Lundi 12 Décembre 2022 à 09:14 |





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