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Documentaire et débat autour des "Couleurs de la République", ce dimanche sur France Ô



© Nathalie Guyon / FTV / France Ô
© Nathalie Guyon / FTV / France Ô
Et si le prochain président de la République française était noir ? Croisant images d’archives, témoignages d’élus et de spécialistes de la diversité, Nina Barbier interroge l’histoire de France et la société française d’aujourd’hui afin de comprendre pourquoi il y a si peu de Français originaires d’Outre-mer ou des anciennes colonies parmi les élus de la nation. Après la diffusion du documentaire, Fabrice d’Almeida ouvre le débat.

« Un fait à mes yeux capital est celui-ci, que, nous, hommes de couleur, en ce moment précis de l’évolution historique, avons dans notre conscience pris possession de tout le champ de notre singularité et que nous sommes prêts à assumer sur tous les plans et dans tous les domaines les responsabilités qui découlent de cette prise de conscience... », affirmait l’écrivain Aimé Césaire, homme politique et auteur du concept de « négritude ».

Dans les faits, dans la France de 2016, qu’en est-il ? Parmi les 577 députés élus aux législatives de 2012, neuf seulement sont issus de ce que l’on appelle « la diversité ». Le profil type de l’élu de la nation est celui d’un homme, blanc, âgé de plus de 55 ans et appartenant aux couches sociales dites « supérieures ». Les élus de l’Assemblée nationale reflètent donc très imparfaitement une société française très diverse.

Aujourd’hui encore, lorsqu’on vient d’une île ou d’un territoire d’outre-mer, marqué(e) par un passé colonial, que l’on vient d’une famille modeste, l’accès à la vie politique de la République se révèle bien compliqué.

S’appuyant sur de nombreux documents d’archives, ce documentaire entame une réflexion sur l’évolution de la place des élus issus des minorités à travers le prisme de l’histoire de la IVe et de la Ve République.

Suivant en fil rouge le parcours de Gaston Monnerville, Nina Barbier remet en perspective la situation d’aujourd’hui avec des élus originaires d’Outre-mer, d’Afrique ou de l’ancien empire colonial, pour qui l’histoire récente de l’Afrique du Sud et des États-Unis, grâce à l’accession aux fonctions suprêmes de Barack Obama et de Nelson Mandela, représente un message de changement. Sera-t-il, ici aussi, un jour, entendu ?...

Les intervenants

Jean-Paul Brunet, historien et ancien collaborateur de Gaston Monnerville ; 
Françoise Vergès, avocate spécialiste de l’Empire colonial français ; 
Louis-Georges Tin, président du C.R.A.N. (Conseil représentatif des associations noires) ; 
Rama Yade, ex-secrétaire d’État chargée des sports dans le gouvernement Fillon, candidate à l’élection présidentielle de 2017 ; 
Éric Keslassy, sociologue et enseignant, spécialiste de la diversité ; 
Patrick Weil, enseignant, spécialiste de l’immigration ; 
Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer ; 
George Pau-Langevin, ancienne ministre des Outre-mer et députée de Paris ; 
Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration.

​Histoire d'Outre-Mer "Les Couleurs de la République" est à retrouver ce dimanche à 20h50 (Heure Métropole) sur France Ô

Info+: Qui est Gaston Monnerville ?

Petit-fils d’esclaves, Gaston Monnerville (1897-1991) est un avocat d’origine guyanaise. Député de Cayenne en 1932 et ministre de l’Outre-mer du Front populaire en 1936, il a fermé le lugubre bagne de Cayenne et est à l’origine, en 1946, du concept de département d’Outre-mer (les D.O.M.).

Grand résistant, chef de réseau maquisard durant la Seconde Guerre mondiale, Gaston Monnerville est élu sénateur du Lot en 1948 et conserve ce mandat sous la Ve République comme sénateur du parti de la Gauche démocratique.

À l’élection présidentielle de 1953, René Auriol n’ayant pas sollicité le renouvellement de son mandat, c’est René Coty qui lui succède, bien que la tradition, sous la IIIe et la IVe République, veuille que le président du Conseil de la République, poste occupé alors par Gaston Monnerville, soit désigné.

Élu président du Sénat et réélu jusqu’en 1968, il a achevé sa vie politique à la présidence du Conseil constitutionnel. Militant toute sa vie au Parti Radical et à la Ligue des Droits de l’Homme, il a choisi le MRG lors de la scission de 1972.

Amoureux de la République française, Gaston Monnerville a exprimé ainsi sa philosophie de vie et son attachement à la France : « Le fils d’Outre-mer que je suis doit tout à la République. C’est elle qui, dans ma Guyane natale, est venue m’apporter la dignité et la culture. C’est elle qui m’a tout appris et qui a fait de moi ce que je suis. »

Dimanche 20 Novembre 2016 - 08:03

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